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Wall Street, freinée par FedEx, termine près de l'équilibre

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New York (AFP)

La Bourse de New York a terminé près de l'équilibre mercredi après cinq séances de hausse, les résultats décevants de FedEx freinant entre autres l'enthousiasme des investisseurs.

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a perdu 0,10% pour clôturer à 28.239,28 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a grappillé 0,05% pour terminer à 8.827,73 points, décrochant au passage in extremis un nouveau record.

L'indice élargi S&P 500 a reculé de 0,04% à 3.191,14 points.

Les trois indices avaient tranquillement grimpé à des niveaux inédits mardi, encouragés notamment par des indicateurs de bonne tenue sur l'économie américaine.

Mais mercredi, "les résultats de FedEx ont pu pousser les investisseurs à ré-évaluer leurs perspectives sur la croissance mondiale l'an prochain dans la mesure où le secteur des transports donne souvent une bonne indication sur l'évolution à venir de l'économie", a estimé Sam Stovall de CFRA.

Le groupe de logistique FedEx a en effet publié mardi soir des résultats trimestriels décevants que l'entreprise impute aux tensions commerciales mondiales et à la perte d'Amazon, un client de poids. FedEx a dans la foulée révisé à la baisse ses prévisions de bénéfice annuel et son titre a chuté de 10,03% à Wall Street mercredi.

Son concurrent UPS a perdu 1,95%.

- Destitution -

Pour les analystes de Briefing, les indices ont aussi emprunté "la même tendance nonchalante que la veille".

"L'appétit pour le risque semble s'atténuer à l'approche des fêtes de fin d'année", surtout en l'absence d'informations économiques saillantes, ont-ils relevé. Mais dans le même temps, "même si le marché boursier est à un niveau record, les investisseurs ne semblent pas vraiment vouloir vendre car les perspectives économiques restent favorables", ont ajouté les analystes.

Pour des mouvements plus francs, les acteurs du marché voudraient notamment avoir accès aux détails du compromis négocié entre les Américains et les Chinois, qui doit théoriquement être entériné début janvier.

La journée était par ailleurs marquée par un vote historique à la Chambre des représentants, qui devait voter mercredi le renvoi de Donald Trump en procès en destitution.

Toutefois, "jusqu'à présent, le processus de destitution n'a eu pratiquement aucun impact sur le marché car les courtiers ne s'attendent pas à ce que le président soit démis de ses fonctions" par le Sénat, a souligné Christopher Low de FHN Financial.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans des bons du Trésor montait, à 1,920% vers 21H45 GMT contre 1,880% mardi à la clôture.

Parmi les autres valeurs du jour, Amazon (-0,37%) s'est allié avec Apple (-0,24%), Google (-0,18% pour la maison mère Alphabet) ainsi que la fondation Zigbee Alliance, pour créer une nouvelle norme pour que les équipements de maison connectés puissent parler la même langue.

Le constructeur italo-américain Fiat Chrysler a reculé de 0,91% à New York après l'annonce de la signature d'un contrat de mariage avec PSA, pour former le numéro 4 d'un secteur en pleine mutation.

Le fournisseur d'énergie Pacific Gas and Electric (PG&E), qui a dévoilé un projet d'accord dans lequel il s'engage à payer près de 1,7 milliard de dollars de pénalités au titre de sa responsabilité dans des incendies dévastateurs qui ont frappé la Californie en 2017 et 2018, est monté de 3,67%.

Le groupe agro-alimentaire General Mills, maison mère des marques Yoplait, Cheerios ou Häagen-Dazs, s'est apprécié de 1,94% après avoir fait part de bénéfices supérieurs aux attentes et d'un chiffre d'affaires en légère hausse.

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