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Grève contre la réforme des retraites : l'exécutif fixe au 7 janvier la reprise des discussions

Les transports en commun restent très perturbés à Paris au 19e jour de grève.
Les transports en commun restent très perturbés à Paris au 19e jour de grève. Reuters
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Vidéo par : FRANCE 2
7 mn

Le gouvernement a annoncé, lundi, que de nouvelles discussions avec les partenaires sociaux débuteront le 7 janvier, alors que les grévistes mobilisés contre la réforme des retraites disent vouloir "maintenir la flamme" pendant les fêtes de fin d'année.

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Le gouvernement a fixé lundi au 7 janvier la reprise des négociations avec les syndicats sur son projet de réforme des retraites contre lequel la contestation se poursuit. En dépit des appels à la trêve lancés par l'exécutif pour
les fêtes de fin d'année, les transports restent très perturbés et le ton est monté d'un cran dans le secteur de l'énergie avec le vote par les salariés de la mise à l'arrêt de plusieurs raffineries.

Côté transports, pas de surprise sous le sapin malgré l'érosion du nombre de grévistes (9,2% des personnels SNCF et 47,7% des conducteurs lundi) : la situation restera très perturbée mardi 24 décembre, 20e jour de grève, avec 40 % des TGV et TER, 20 % des Intercités et Transilien côté SNCF, et toujours six lignes de métro complètement fermées côté RATP, seules les deux lignes automatiques 1, 14 et Orlyval circulant normalement.

En outre, la SNCF avertit qu'en Ile-de-France, plusieurs lignes "fermeront de manière anticipée en fin de journée" mardi et ne rouvriront que mercredi "en début d'après-midi".

"Méthode de travail"

Face au blocage persistant, le gouvernement a annoncé une nouvelle séries de discussions avec les partenaires sociaux qui s'ouvriront le 7 janvier. Elles se déclineront ensuite pendant tout le mois avec les ministres et secrétaires d'État concernés et porteront sur quatre chantiers : pénibilité, transitions vers le futur système unique de retraites par points, minimum contributif et fins de carrière.

Le Premier ministre Édouard Philippe présentera également dans la semaine du 6 janvier une "méthode de travail" pour l'équilibre financier du système, a précisé Matignon dans un communiqué.

Une nouvelle journée interprofessionnelle de manifestations et de grève est d'ores et déjà prévue le 9 janvier à l'appel de l'intersyndicale mobilisée contre la réforme (CGT-FO-FSU-Solidaires-FIDL-MNL-Unef-Unl). Dans le collimateur des manifestants et des grévistes, la réforme du système des retraites voulue par Emmanuel Macron qui prévoit le remplacement des 42 régimes existants par un système universel par points, un changement perçu par ses détracteurs comme la porte ouverte à une précarisation des retraités.

Le gouvernement continue de défendre l'instauration d'un âge pivot à 64 ans à l'échéance 2027, une option qu'il juge "juste" pour rééquilibrer financièrement le système mais un casus belli pour les syndicats réformateurs au premier rang desquels la CFDT.

Les raffineries dans la mire des grévistes

Principal syndicat du secteur de l'énergie, la CGT, qui réclame comme FO le retrait pur et simple du projet, brandit la menace d'une mise à l'arrêt des installations de raffinage, mise à l'arrêt déjà votée sur deux sites, celui de la raffinerie Petroinéos à Lavéra (Bouches-du-Rhône), et celui de Grandpuits (Seine-et-Marne), qui approvisionne l'Île-de-France.

Selon la ministre de la Transition écologique et solidaire Élisabeth Borne, toutes les raffineries de France métropolitaine continuent à produire et six raffineries sur sept assurent leurs expéditions normalement.

"Actuellement, seuls deux dépôts sur 200 connaissent des difficultés temporaires dans leurs expéditions, et tous les autres dépôts assurent normalement leur fourniture de produits vers les stations-services", écrit la ministre dans un communiqué. "La situation ne donne donc lieu à aucune inquiétude."

Au 19e jour de grève contre la réforme, une manifestation surprise s'est tenue lundi matin à Paris, à la Gare de Lyon, interrompant brièvement la circulation sur la ligne 1 du métro. De brefs affrontements avec les forces de l'ordre ont eu lieu, selon des images diffusées sur les réseaux sociaux, où l'on pouvait également voir des fumigènes.

"Repas des grévistes"

"Le libre exercice du droit de grève n'est pas un droit à envahir, à bloquer, à intimider les voyageurs", a réagi Elisabeth Borne sur Twitter. "Le quotidien de ceux qui ont besoin de se déplacer est déjà suffisamment difficile pour ne pas leur faire subir de telles actions inadmissibles, que je condamne."

Pour maintenir la flamme, la CGT-Cheminots a prévu des actions toute la semaine, avec notamment "un ensemble d'initiatives pour fêter Noël entre grévistes", selon les mots de son secrétaire général, Laurent Brun.

Dès lundi, des "banquets" de Noël ont ainsi été organisés, comme à la gare de Fleury-les-Aubrais (Loiret), où certains des quelque 80 cheminots grévistes présents s'étaient déguisés en père Noël. Ce genre d'initiative devrait se reproduire mardi, à l'image d'un "repas des grévistes" organisé à midi par SUD-Rail gare de Lyon à Paris.

 

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