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Opération Barkhane : au Mali, une première frappe à l'aide d'un drone français

Une version d'un drone General Atomics MQ-9 Reaper Block 1  déployé lors de l'opération Barkhane à Niamey au Niger, le 21 octobre 2017.
Une version d'un drone General Atomics MQ-9 Reaper Block 1 déployé lors de l'opération Barkhane à Niamey au Niger, le 21 octobre 2017. Benoit Tessier, Reuters

L'armé française a annoncé lundi avoir mené pour la première fois une frappe à l'aide d'un drone Reaper, dans le centre du Mali, contre des jihadistes. Paris rejoint ainsi la dizaine de pays utilisant déjà des drones armés à l'extérieur de leurs frontières.

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L'armée française a annoncé, lundi 23 décembre, avoir effectué pour la première fois samedi une frappe en opération à l'aide d'un drone Reaper, dans le centre du Mali, où les militaires de la force Barkhane ont tué un total de 40 jihadistes. Le président Emmanuel Macron avait annoncé samedi à Abidjan que 33 "terroristes" avaient été "neutralisés" par l'armée française dans la région de Mopti. 

Selon un communiqué publié lundi par l'état-major français, "dans la journée du 21 décembre, poursuivant l'action d'opportunité lancée dans la nuit précédente contre un important regroupement de combattants terroristes, l'opération Barkhane a neutralisé sept terroristes supplémentaires" dans la forêt de Ouagadou, à 150 km au nord-ouest de Mopti.

"Alors que les commandos engagés dans cette opération procédaient à la fouille de la zone de combat, ils ont été pris à partie par un groupe de terroristes infiltrés à moto", détaille l'état-major.

>> À lire aussi : Opération Barkhane : le retrait des troupes françaises au Sahel est-il envisageable ?

Première frappe réalisée par un drone armé

"Les tirs ont été délivrés par un drone Reaper et une patrouille de Mirage 2000. Cette frappe est la première réalisée en opération par un drone armé", précise-t-il, confirmant des informations publiées par le blog spécialisé en questions militaires, Le Mamouth.

L'armée française avait annoncé jeudi avoir achevé de tester l'armement de ces appareils pilotés à distance. Elle dispose de trois exemplaires sur la base aérienne de Niamey, au Niger.

Chargés depuis 2014 de surveiller les groupes armés au Sahel et de collecter des renseignements, ces drones peuvent désormais larguer des bombes GBU 12 de 250 kg sur des ennemis identifiés au sol, à l'instar des avions de combat qui sillonnent l'immense zone désertique. 

Un usage strictement encadré

L'armée française recevra l'an prochain six Reaper supplémentaires, équipés de missiles américains Hellfire. Le parc de drones doit monter à 12 en 2025, puis 24 en 2030. Paris rejoint ainsi la dizaine de pays utilisant des drones armés à l'extérieur de ses frontières, parmi lesquels les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la Turquie ou encore l'Iran, selon les données de l'ONG Drone Wars UK.

L'usage de cette nouvelle capacité sera strictement encadré par la France, insistent les autorités. "Les règles d'engagement des drones armés sont exactement les mêmes que celles des avions de chasse", a assuré jeudi la ministre des Armées Florence Parly.

Avant l'opération de samedi dans le centre du Mali, qui a permis la libération de deux gendarmes maliens retenus en otage, la France avait déjà annoncé avoir "neutralisé" 25 jihadistes au cours de deux opérations distinctes au Sahel en décembre. 

Cette série d'opérations intervient un peu moins d'un mois après la mort de 13 soldats français dans une collision entre deux hélicoptères pendant une opération de combat dans le Liptako, dans la région de Ménaka, aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Barkhane y mène régulièrement des attaques contre les groupes armés, dont le groupe État islamique Grand Sahara (EIGS).

>> À lire aussi : Qui sont les 13 soldats français tués au Mali ?

Avec AFP

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