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Retraites: Faure (PS) critique un gouvernement incapable d'"anticiper les conséquences" de sa réforme

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Paris (AFP)

Olivier Faure, premier secrétaire du PS, a dénoncé lundi l'incapacité du gouvernement à "anticiper les conséquences" de sa réforme des retraites, déplorant le temps pris pour élaborer un simulateur précis pour chaque situation individuelle.

"La seule chose que le gouvernement simule bien jusqu'à présent, c'est sa compétence", lance-t-il dans un entretien à Libération.

"Rendez-vous compte: il nous est dit que nous aurons un simulateur permettant de comparer les pensions actuelles et futures six mois après le vote de la loi ! On signe un chèque en blanc et six mois plus tard, on sait de combien on est débités. Qui peut accepter de telles conditions?", demande-t-il.

Jugeant "pas très responsable de continuer à tendre le climat social pour un projet dont le gouvernement ne sait même pas anticiper les conséquences", il souhaite que celui-ci "crée les conditions d'une trêve" à l'occasion des fêtes de fin d'année, et réitère son appel à un "retrait" du projet de réforme avant de "tout reprendre" à zéro.

Olivier Faure, qui s'est dit ces dernières semaines "pas opposé par principe à la retraite à points", fait valoir que le PS ne s'est "jamais prononcé pour", affirmant que lui-même "ne fétichise aucun" système, l'essentiel étant selon lui d'"aller vers plus de justice".

"Le système par points ne mérite ni excès d'honneurs ni indignité. Il est une réponse technique. Mais cet outil peut être redoutable: l'unité des règles et du régime le rend potentiellement plus vulnérable à la régulation financière et à l'approche budgétaire", relève-t-il.

Le gouvernement a annoncé jeudi la mise en ligne d'un "simulateur" permettant à chacun de savoir s'il sera concerné par le futur "système universel" par points. Un questionnaire rudimentaire qui constitue la première "brique" du "simulateur" individuel qui sera disponible "courant 2020".

En attendant, il a dévoilé une trentaine de "cas types" de fonctionnaires et de salariés du privé des générations 1980 et 1990 comparant pour chaque profil les montants de pensions "dans le système actuel" et "dans le système universel". Le nombre de "cas types" sera porté à 150 d'ici à la présentation du projet de loi en conseil des ministres le 22 janvier, puis à au moins 300.

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