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Burkina Faso : plusieurs dizaines de civils tués dans une attaque dans le nord

Des soldats du Burkina Faso patrouillent sur la route de Gorgadji dans la région du Sahel au Burkina Faso, le 3 mars 2019.
Des soldats du Burkina Faso patrouillent sur la route de Gorgadji dans la région du Sahel au Burkina Faso, le 3 mars 2019. Luc Gnago, Reuters

Des groupes jihadistes ont attaqué, mardi, les forces militaires à Arbinda, dans le nord du Burkina Faso, provoquant la mort de sept soldats et de 35 civils, selon les autorités du pays, qui ont décrété 48 heures de deuil national. Une dizaine de soldats burkinabè ont également été tués dans une autre attaque, survenue dans la nuit de mardi à mercredi. 

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Le Burkina Faso est sous le choc. Au moins sept soldats et 35 civils ont été tués, mardi 24 décembre, au cours d'une attaque contre un détachement militaire à Arbinda, dans le nord du Burkina Faso, a annoncé sur Twitter le président Roch Marc Kaboré. D'après l'armée, au moins "80 terroristes" ont été tués lors de l'attaque.

Plus tard, dans la nuit du mardi 24 au mercredi 25 décembre, une dizaine de soldats burkinabè également ont trouvé la mort lors d'une deuxième attaque contre un détachement militaire à Hallalé, dans la même région, ont rapporté mercredi à l'AFP des sources sécuritaires. 

Selon une autre source sécuritaire, "la riposte des éléments [soldats] a permis de neutraliser [tuer] plusieurs terroristes".

L'une des attaques les plus meurtrières qu'ait connues le pays

Mardi matin, "un nombre important de terroristes ont attaqué simultanément le détachement militaire et les populations civiles d'Arbinda", dans la province du Soum, a précisé l'état-major des armées dans un communiqué. Au cours de cette attaque d'une "rare intensité", qui a duré "plusieurs heures", "la détermination et l'audace des éléments du détachement composés des forces terrestres et de la gendarmerie ont permis de neutraliser 80 terroristes", selon l'état-major.

"Côté ami, on déplore malheureusement sept morts, dont quatre militaires et trois gendarmes et une vingtaine de blessés", indique l'armée.

"Dans leur fuite, les terroristes ont lâchement assassiné 35 civils, dont 31 femmes, et blessé six personnes", a ajouté le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Remis Dandjinou. Une "vingtaine" de soldats ont aussi été blessés, selon ce dernier.

Il s'agit de l'une des attaques les plus meurtrières qu'ait connues ce pays pauvre d'Afrique de l'Ouest, en proie depuis 2015 à des attaques jihadistes récurrentes, comme ses voisins le Mali et le Niger.

Début novembre, 38 employés d'une société minière avaient été massacrés lors de l'attaque de leur convoi dans l'est du pays.

>> À lire aussi : "La lutte contre le terrorisme au Sahel est un échec, il est urgent de repenser la stratégie"

De multiples attaques jihadistes

"Une centaine de motos, de l'armement et des munitions en grande quantité ont également été récupérés".

"Une traque des terroristes, qui ont dû battre en retraite face à la riposte des éléments du détachement, a été entamée" en coordination "avec les forces aériennes", souligne l'état-major. Le 16 décembre, l'armée avait annoncé avoir neutralisé quatre terroristes à Belhouro, également dans le nord du Burkina Faso. 

Les forces de l'ordre burkinabè, qui paient un lourd tribut, semblent incapables d'enrayer les violences jihadistes. Elles restent sous-équipées et sous-entraînées, en dépit des discours volontaristes du gouvernement.

Depuis novembre, les forces de défense et de sécurité burkinabè ont revendiqué une série de succès, affirmant avoir tué une centaine de jihadistes au cours de plusieurs opérations. Des bilans toutefois impossibles à confirmer de source indépendante.

Plus de 700 morts

Le Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est le théâtre d'attaques jihadistes régulières depuis le premier trimestre 2015, comme ses voisins sahéliens. Le Nord et l'Est sont particulièrement touchés et Ouagadougou, la capitale, a été frappée à trois reprises.

Depuis 2015, les attaques jihadistes au Burkina ont fait plus de 700 morts et environ 560 000 déplacés et réfugiés, d'après les Nations unies.

Ces attaques sont rarement revendiquées mais attribuées à des groupes armés jihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda et d'autres à l'organisation État islamique.

Avec AFP et Reuters

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