Accéder au contenu principal

Côte d'Ivoire : Guillaume Soro dénonce la "brutalité de la répression" contre ses adhérents

L'ex-président de l'Assemblée nationale fait l'objet d'un "mandat d'arrêt international" de la justice ivoirienne pour "tentative d'atteinte à l'autorité de l'Etat", a annoncé lundi soir le procureur de la République d'Abidjan, Richard Adou.
L'ex-président de l'Assemblée nationale fait l'objet d'un "mandat d'arrêt international" de la justice ivoirienne pour "tentative d'atteinte à l'autorité de l'Etat", a annoncé lundi soir le procureur de la République d'Abidjan, Richard Adou. AFP
6 mn

Le candidat à la présidentielle de 2020 en Côte d'Ivoire, Guillaume Soro, a dénoncé, mardi, "la brutalité inacceptable" des forces de l'ordre à l'encontre de ses partisans, quelques heures après l'émission d'un mandat d'arrêt international à son encontre par la justice ivoirienne.

Publicité

Au lendemain de l'émission d'un "mandat d'arrêt international" par la justice ivoirienne à son encontre, l'ex-chef de la rébellion et candidat à la présidentielle de 2020 en Côte d'Ivoire, Guillaume Soro, a dénoncé mardi 24 décembre, dans un tweet "la brutalité inacceptable" des forces de l'ordre à l'encontre de ses partisans.

"La brutalité de la répression qui s'est abattue sur les adhérents de GPS [Générations et Peuples solidaires, NDLR] est inacceptable", a-t-il écrit sur son compte Twitter.

La veille au soir, le procureur de la République de Côte d'Ivoire a annoncé qu'un "mandat d'arrêt international" avait été émis par la justice contre l'ex-chef de la rébellion pour "tentative d'atteinte à l'autorité de l'État et à l'intégrité du territoire national".

>> À lire aussi : Mandat d'arrêt international contre le candidat à la présidentielle Guillaume Soro

Des "éléments en possession des services de renseignement" établissent "clairement que le projet devait être mis en œuvre incessamment", a ajouté le procureur Richard Adou sur la télévision publique ivoirienne. 

Guillaume Soro est également visé par une information judiciaire pour "détournement de deniers publics, recel et blanchiment de capitaux, portant sur la somme de 1,5 milliard de francs CFA" (environ 2,25 millions d'euros), a déclaré le procureur.

L'avion "pourrait faire l'objet d'un assaut"

Guillaume Soro devait rentrer dans son pays, après six mois d'absence, pour y lancer sa campagne électorale pour l'élection présidentielle d'octobre 2020, qui s'annonce tendue. Mais son avion privé a finalement atterri au Ghana.

Dans une série de messages sur son compte Twitter, il explique que le commandant de bord de son jet privé a été informé en vol que l'avion "pourrait faire l'objet d'un assaut" à l'aéroport d'Abidjan et a décidé de se détourner vers l'aéroport d'Accra. Selon Guillaume Soro, les autorités ghanéennes lui ont cependant interdit de débarquer de son avion, qui a dû redécoller.

Une source aéroportuaire à Accra a indiqué à l'AFP que l'avion de l'ex-chef de la rébellion s'était posé "brièvement" avant de repartir "vers l'Europe". 

À Abidjan lundi, les forces de l'ordre déployées en grand nombre ont empêché tout regroupement des partisans de Guillaume Soro à l'aéroport et dans la ville. Puis, lundi après-midi, elles ont donné l'assaut au siège du parti GPS, où étaient regroupés une centaine de militants. Quinze partisans de Guillaume Soro ont été arrêtés, dont son bras droit le député Alain Lobognon, selon le procureur.

Avec AFP 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.