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Grève contre la réforme des retraites : des transports toujours perturbés le 24 décembre

Les voyageurs à la gare de l'Est, lors de la grève des transports, le 23 décembre 2019, à Paris.
Les voyageurs à la gare de l'Est, lors de la grève des transports, le 23 décembre 2019, à Paris. Gonzalo Fuentes, Reuters

La mobilisation des cheminots contre la réforme des retraites se poursuit, mardi, en ce 20e jour de grève consécutif, avec un taux de grévistes en légère hausse. Les négociations entre le gouvernement et les syndicats reprendront le 7 janvier 2020.

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À l'approche du réveillon, les cheminots opposés à la réforme des retraites multiplient, mardi 24 décembre, les actions pour maintenir la mobilisation. Pas de miracle de Noël concernant la situation des transports, pour ce vingtième jour de grève : mardi, comme prévu, 40 % des TGV et des TER circulent et 20 % des Intercités et des Transilien.

Le taux de grévistes à la SNCF a légèrement augmenté à 9,8 % mardi matin. Parmi les personnels indispensables à la circulation des trains, près de la moitié (49,3 %) des conducteurs, plus du quart (29,4 %) des contrôleurs et 12,6 % des aiguilleurs étaient grévistes, le jour du réveillon de Noël.

"Au bout de vingt jours, on est à 400 millions d'euros de chiffre d'affaires qui n'aura pas été réalisé dans la période", déclare Jean-Pierre Farandou dans un entretien au Monde mardi, prévenant que "les comptes 2019 seront fortement impactés par ce conflit".

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Six TGV sur dix ce week-end

En Île-de-France, la SNCF avertit que plusieurs lignes "fermeront de manière anticipée en fin de journée" et ne rouvriront que mercredi "en début d'après-midi". 

Pour les usagers du métro parisien, pas de changement dans ce qui est devenu une routine en décembre, avec six lignes toujours complètement fermées. Seules les deux lignes automatiques 1,14 et l'Orlyval circulent normalement. Côté RER, un train sur deux circulent sur la ligne A et un train sur trois sur la ligne B aux heures de pointe. Deux bus sur trois sont en circulation dans la capitale.

La CGT-Cheminots a également prévu des actions toute la semaine. "Il n'y a pas de raison que ça s'arrête soudain", affirme dans l'Humanité Laurent Brun, le secrétaire général de la CGT-Cheminots, se projetant déjà après Noël. "On ne s'arrête pas quand on a perdu 20 ou 25 jours de salaire juste parce que c'est le Nouvel An".

>> À lire aussi : Caisse, cagnottes... les grévistes s'organisent pour lutter contre la réforme des retraites

Du côté des prévisions, la circulation s'annonce toujours "très perturbée" mercredi avec un TGV qui roulera sur trois. La SNCF a également indiqué mardi qu'elle comptait faire rouler 6 TGV sur 10 pour le week-end de chassé-croisé des vacances de Noël, du 27 au 29 décembre. C'est plus que le week-end précédent où seuls cinq trains sur 10 roulaient, précise la direction dans un communiqué

Des "banquets" de Noël

Dès lundi, des "banquets" de Noël ont été organisés, comme à la gare de Fleury-les-Aubrais dans le Loiret. Ce genre d'initiative se reproduit mardi, à l'image d'un "repas des grévistes" organisé par SUD-Rail Gare de Lyon à Paris. En attendant un "temps fort" samedi 28, a expliqué Erik Meyer de SUD-Rail, avec des mobilisations sur tout le territoire, à l'appel de la CGT-Cheminots et de SUD-Rail.

Le mouvement de grève touche aussi les raffineries, mais l'approvisionnement des stations-service est "quasi normal", même si la situation est localement plus tendue en région Paca, a assuré mardi le président de l'Union française des industries pétrolières (UFIP), Francis Duseux.

Côté RATP, le nombre d'arrêts maladie a explosé depuis le début de la grève, selon la direction, confirmant une information du Parisien qui évoque le stress des non-grévistes mais aussi l'hypothèse selon laquelle ce serait un moyen de soutenir la grève sans perdre de salaire.

Concertations avec les syndicats le 7 janvier   

Matignon a communiqué lundi soir son programme de concertations avec les partenaires sociaux : ils seront reçus le 7 janvier par plusieurs ministres pour parler pénibilité et gestion des fins de carrière. Les discussions se poursuivront avant la présentation du projet de loi en Conseil des ministres le 22 janvier, pour évoquer notamment les fins de carrière à l'hôpital, la retraite progressive des fonctionnaires ou les rémunérations des enseignants.

Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, a regretté mardi d'avoir appris par la presse ce calendrier et ne sait pas encore s'il s'y rendra. Parallèlement, le Premier ministre Édouard Philippe "proposera (...) une méthode de travail" concernant l'équilibre financier du système de retraites durant la "semaine du 6 janvier".

"Les sujets sur lesquels on nous propose de discuter n'ont rien à voir avec le système universel des retraites", avait dénoncé, lundi, le numéro un de Force ouvrière, Yves Veyrier, appelant à nouveau le gouvernement à renoncer purement et simplement à la réforme. Avec la CGT, FO sera à nouveau dans la rue le 9 janvier.

Avec AFP

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