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Deux chercheuses emprisonnées en Iran sont en grève de la faim

Fariba Adelkhah lors d'une émission réalisée en partenariat avec France Info pour les 40 ans de la révolution islamique.
Fariba Adelkhah lors d'une émission réalisée en partenariat avec France Info pour les 40 ans de la révolution islamique. Capture France 24

Accusées d'espionnage par Téhéran, l'anthropologue franco-iranienne Fariba Abdelkhah et la chercheuse australienne Kylie Moore-Gilbert ont débuté, mardi, une grève de la faim et de la soif illimitée dans la prison iranienne où elles sont détenues.

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Dans un contexte de vives tensions entre l'Iran et l'Occident, l'anthropologue franco-iranienne Fariba Abdelkhah et la chercheuse australienne Kylie Moore-Gilbert ont entamé, mardi 24 décembre, une grève de la faim et de la soif illimitée dans la prison iranienne où elles sont détenues.

Les deux universitaires dénoncent dans une lettre envoyée depuis la prison d'Evin, à Téhéran, les "accusations fabriquées" dont elles estiment faire l'objet, la "torture psychologique" et les "violations des droits humains" qu'elles disent avoir subi en détention.

Elles expliquent avoir entamé leur grève de la faim "au nom de tous les chercheurs et universitaires en Iran et au
Moyen-Orient qui, comme nous, ont été injustement emprisonnés sur des accusations fabriquées alors qu'ils ne faisaient que leur travail".

Des accusations d'espionnage

Fariba Abdelkhah, directrice de recherche au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po Paris, est détenue depuis le mois de juin par le pouvoir iranien, qui ne reconnaît pas sa binationalité. Détenue par les Gardiens de la révolution, elle est accusée d'espionnage.

L'arrestation d'un autre chercheur français, Roland Marchal, a été confirmée par le Quai d'Orsay en octobre. Le mobile de sa détention n'est pas connu. La France a demandé à plusieurs reprises leur remise en liberté, notamment lors d'un échange téléphonique entre le président Emmanuel Macron et son homologue Hassan Rohani.

>> À lire aussi : Emmanuel Macron "préoccupé" par la détention à Téhéran d'une chercheuse franco-iranienne

Téhéran a rejeté cette demande il y a deux semaines en dénonçant une "ingérence". "Plus que jamais, notre solidarité et nos pensées d'espoir vont vers Fariba, Roland Marchal et tous les autres prisonniers
de l'arbitraire, partout dans le monde", a écrit le CERI sur son compte Twitter.

Avec Reuters

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