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L'opposant russe Alexeï Navalny brièvement interpellé

Le principal opposant russe, Alexeï Navalny, a été arrêté, le 26 décembre 2019, après de nouvelles perquisitions menées dans les locaux de son organisation anticorruption.
Le principal opposant russe, Alexeï Navalny, a été arrêté, le 26 décembre 2019, après de nouvelles perquisitions menées dans les locaux de son organisation anticorruption. Evgenia Novozhenina, Reuters

L'opposant russe Alexeï Navalny été interpellé jeudi après de nouvelles perquisitions menées dans les locaux de son organisation anticorruption. Il a été libéré moins d'une heure après.

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"Alexeï a été interpellé par la force et emmené. Il n'a pas résisté", a indiqué sur Twitter Kira Iarmych, porte-parole du principal opposant russe, Alexeï Navalny. Ce dernier a de nouveau été arrêté, jeudi 26 décembre, après que des perquisitions ont été menées dans les locaux de son organisation anticorruption.

Il a été libéré une heure plus tard, a confirmé Kira Iarmych à l'AFP.

"Tout ce qui se passe est le résultat d'une campagne contre le FBK", a-t-il réagi dans les couloirs du bâtiment abritant l'organisation. "Cela va compliquer notre travail, mais nous n'arrêterons pas."

Peu avant, Alexeï Navalny avait diffusé une vidéo montrant la porte de son organisation, le Fonds de lutte contre la corruption (FBK), être forcée à la perceuse et à la scie électrique.

"Ils ont choisi jeudi exprès, car Alexeï devait s'exprimer aujourd'hui" sur sa chaîne en ligne, a ajouté Kira Iarmych.

Les autorités n'ont pas communiqué sur le sujet dans l'immédiat.

Alexeï Navalny et son entourage ont, quant à eux, affirmé que l'opération était liée au refus de l'opposant de détruire une vidéo d'investigation diffusée en mars 2007. Cette vidéo, portant sur des allégations de corruption visant le Premier ministre Dmitri Medvedev et l'oligarque et milliardaire Alicher Ousmanov, a été vue plus de 32 millions de fois sur les réseaux sociaux.

À cette époque, un tribunal avait ordonné de détruire toute référence à ces allégations dans cette vidéo. Jeudi, Alexeï Navalny a réaffirmé qu'il n'entendait pas se soumettre à cette injonction.

Poursuites politiques sous couvert de "blanchiment d'argent"

Alors qu'il a multiplié les séjours en prison ces dernières années, Alexeï Navalny, sourire aux lèvres, a ironisé dans une vidéo avant son interpellation sur ces nouvelles fouilles, souhaitant une bonne année aux spectateurs.

À l'origine de nombreuses enquêtes dénonçant les malversations et le train de vie des élites russes, le FBK a été classé cette année comme "agent de l'étranger" par le ministère russe de la Justice.

En septembre et octobre dernier, il a déjà été visé par deux vagues massives de perquisitions en raison d'une enquête ouverte pour "blanchiment d'argent" et a vu ses comptes bancaires gelés.

En début de semaine, Alexeï Navalny s'était insurgé sur les réseaux sociaux de "l'enlèvement" d'un de ses collaborateurs, Rouslan Chaveddinov, 23 ans, également interpellé après une perquisition et immédiatement envoyé dans l'Arctique pour y faire son service militaire d'un an.

Pour les partisans d'Alexeï Navalny, les poursuites visant son organisation sont politiques, les autorités russes ayant déclenché leur enquête pour "blanchiment" contre le FBK au plus fort de la contestation de l'été dernier à Moscou.

L'opposant au Kremlin, qui n'a pas été autorisé à se porter candidat à l'élection présidentielle de 2018, devait présenter ce jeudi une émission sur sa chaîne de télévision en ligne.

Avec AFP

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