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Année-2019: la Fed Cup couronne une saison difficile pour les Français

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Paris (AFP)

Pouille en demies à l'Open d'Australie avant de s'effondrer, Monfils qu'on a voulu croire capable de tout casser... heureusement les joueuses de Benneteau ont sauvé la saison des Français qui espèrent voir Tsonga poursuivre en 2020 son retour vers le plus haut niveau.

Pour jubiler, les supporteurs français ont dû attendre la toute fin de saison et des matches joués au milieu de la nuit, à Perth, en Australie: derrière le panache de Kristina Mladenovic qui a notamment dominé la N.1 mondiale Ashleigh Barty, Caroline Garcia, Pauline Parmentier, Alizé Cornet et Fiona Ferro ont décroché la toute dernière Fed Cup jouée dans son format historique. Le fruit d'un gros travail également du capitaine Julien Benneteau qui, pour sa première campagne, a su réunifier ses joueuses.

Les garçons, eux, ont étrenné la nouvelle formule de la Coupe Davis. Certains l'ont fermement dénoncée, comme Nicolas Mahut, d'autres l'ont beaucoup appréciée, comme Benoît Paire ou Jo-Wilfried Tsonga. Mais au bout du compte, le constat est sans appel: si, comme le considère le président de la Fédération française Bernard Giudicelli, le Saladier d'Argent "récompense la meilleure nation" de tennis de l'année, la France, finaliste en 2018 et vainqueur en 2017, est tombée bas dans cette hiérarchie.

- Merci Mahut-Herbert -

Après une solide victoire de Tsonga (29e mondial) contre Yasutaka Uchiyama (81e), la défaite tragique de Monfils (10e) face à Yoshihito Nishioka (73e) a scellé l'élimination des Bleus à Madrid malgré la victoire tirée pas les cheveux en double de Mahut-Herbert face à Ben McLachlan et Uchiyama. Car il aurait ensuite fallu battre la Serbie de Novak Djokovic pour passer en quarts de finale, une barre vraiment trop haute pour l'équipe de France dirigée pour la première fois par le capitaine Sébastien Grosjean.

Nicolas Mahut et Pierre-Hugues Herbert avaient contribué la semaine précédente à embellir la saison française: après une brouille et une séparation, les deux joueurs se sont retrouvés pour un US Open calamiteux (élimination au 1er tour) avant de remporter le Masters 1000 de Paris puis les Masters à Londres et de redevenir, aux yeux de tous, la meilleure paire au monde.

En simples, deux Bleus ont semblé pouvoir passer dans une autre dimension: Lucas Pouille et Gaël Monfils.

Le premier avait ainsi atteint le dernier carré à Melbourne, lui qui avait jusque-là buté en quarts en Grands Chelems (Wimbledon et US Open en 2016). Mais au lieu de poursuivre sur sa lancée, il a complètement perdu pied. Au point de se relancer, psychologiquement, en jouant au printemps le tournoi Challenger (2e division professionnelle) de Bordeaux, où il a décroché son seul titre de la saison. Il termine l'année 22e à l'ATP.

- Tsonga dans le Top 30-

Le second a affirmé à qui voulait l'entendre, à Roland-Garros puis à l'US Open, que cette année était la bonne. Résultat, élimination en 8es par Dominic Thiem à Paris et en quarts par Matteo Berrettini à Flushing Meadows. Et s'il a bien terminé l'année dans le Top 10 mondial (10e), ce qui était son objectif prioritaire, il n'a pas joué les Masters et a fini sur les rotules.

L'année de Tsonga a été compliquée par des pépins physiques, mais l'ex-N.5 mondial qui était encore 239e le 1er janvier après 7 mois d'inactivité début 2018 en raison d'une opération à un genou, l'a terminée au 29e rang avec des passages par le circuit Challengers mais aussi deux victoires sur le circuit ATP (Montpellier, Metz), et un quart au Masters 1000 de Paris pour finir.

Chez les dames, Mladenovic termine 38e mondiale une saison où elle n'a jamais dépassé les demi-finales. Si ce n'est en double où, associée à son amie Timea Babos, elle a notamment remporté Roland-Garros et les Masters de Shenzhen.

Garcia, elle, finit 46e mondiale avec un seul titre, sur le gazon de Nottingham.

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