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Burkina Faso : l'organisation État islamique revendique l'attaque d'Arbinda

Des soldats du Burkina Faso patrouillent dans le village de Gorgadji dans la région du Sahel au Burkina Faso, le 3 mars 2019.
Des soldats du Burkina Faso patrouillent dans le village de Gorgadji dans la région du Sahel au Burkina Faso, le 3 mars 2019. Luc Gnago, REUTERS

Le groupe État islamique a revendiqué, vendredi, dans un communiqué, l'attaque contre un détachement militaire à Arbinda, dans le nord du Burkina Faso, perpétrée en début de semaine. Le pays est en proie à des violences jihadistes depuis 2015.

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Les jihadistes de la Province d'Afrique de l'Ouest de l'État islamique (PAOEI) ont revendiqué, dans un communiqué diffusé vendredi 27 décembre, l'attaque perpétrée dans la nuit de mardi à mercredi contre un poste militaire situé dans le nord du Burkina Faso, qui a coûté la vie à sept soldats et 35 civils.

Wassim Nasr, journaliste à France 24 et spécialiste des mouvements jihadistes, explique que "dans ce communiqué, le groupe État islamique parle d'un bilan de sept soldats morts et décrit son mode opératoire : une attaque kamikaze, à savoir un véhicule piégé qui leur a ensuite permis de s'attaquer directement à la base".

Le groupe État islamique n'a toutefois pas revendiqué la mort des 35 civils, dont 31 femmes, également tués dans la ville d'Arbinda. Avec 42 morts au total, il s'agit de l'attaque la plus meurtrière subie par le Burkina Faso depuis le début des violences jihadistes il y a cinq ans.

"Le nord du Burkina Faso visé depuis un moment"

"Le nord du Burkina Faso était dans le viseur du groupe État islamique depuis un moment. Ces jihadistes profitent d'une situation catastrophique pour les locaux (...) des problèmes économiques, politiques mais surtout de la porosité de cette zone transfrontalière entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso", a ajouté le spécialiste.

Trente-cinq civils, dont 31 femmes, et sept militaires ont été tués lors de cette attaque, ainsi que "80 terroristes", selon les autorités burkinabè. Un bilan qui relève davantage de "la communication de guerre que du factuel", selon Wassim Nasr.

Plus tard, dans la nuit du mardi 24 au mercredi 25 décembre, une dizaine de soldats burkinabè ont également trouvé la mort lors d'une deuxième attaque contre un détachement militaire à Hallalé, dans la même région, ont rapporté mercredi à l'AFP des sources sécuritaires. 

Le Burkina Faso est le théâtre d'attaques jihadistes régulières depuis le premier trimestre 2015, comme ses voisins sahéliens. Le Nord et l'Est sont particulièrement touchés et Ouagadougou, la capitale, a été frappée à trois reprises.

Avec Reuters et AFP
 

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