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En Syrie, plus de 235 000 déplacés après l'intensification des combats dans le nord-ouest

Plusieurs centaines de milliers de Syriens ont fui la région d'Idleb à la suite de l'intensification des combats et des bombardements, comme ici à Maaret al-Noomane (à l'ouest du pays), le 24 décembre 2019.
Plusieurs centaines de milliers de Syriens ont fui la région d'Idleb à la suite de l'intensification des combats et des bombardements, comme ici à Maaret al-Noomane (à l'ouest du pays), le 24 décembre 2019. Mahmoud Hassano, Reuters

En près de deux semaines, plus de 235 000 personnes ont fui le nord-ouest de la Syrie, a annoncé l'ONU, vendredi. Des déplacements liés aux combats et bombardements dans la région d'Idleb.

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Plus de 235 000 Syriens déplacés en près de deux semaines. Recensés entre le 12 et le 25 décembre, ces chiffres concernent surtout la ville clé de Maaret al-Noomane (dans l'ouest du pays) et ses environs, "quasiment vidée" de ses habitants, a annoncé l'ONU, vendredi 27 décembre, dans un communiqué.

Cet exode massif est lié à l'intensification des combats et des bombardements du régime et de son allié russe dans la province d'Idleb (nord-ouest), dernier grand bastion hostile à Damas.

Les combats se sont notamment intensifiés, vendredi 20 décembre à Idleb. Les bombardements du régime syrien et de son allié russe ont provoqué le déplacement de dizaines de milliers de civils, ont indiqué les Nations unies.

Files de véhicules chargés d'effets personnels

La plupart des déplacés ont fui vers le nord pour rejoindre les villes d'Ariha, Saraqeb et Idleb, ou des camps de déplacés déjà surpeuplés le long de la frontière avec la Turquie. Certains autres se rendent dans des zones contrôlées par des rebelles pro-Ankara au nord d'Alep, a précisé l'ONU.

Certaines personnes, qui avaient quitté Maaret al-Noomane pour Saraqeb, "fuient de nouveau plus au nord, anticipant une intensification des combats" dans cette zone, selon la même source.

Selon des correspondants de l'AFP dans la région d'Idleb, de très longues files de véhicules chargés d'effets personnels souvent emportés à la hâte, s'accumulaient sur les routes ces derniers jours.

Le régime, qui contrôle désormais plus de 70 % du territoire, s'est maintes fois dit déterminé à reconquérir Idleb.

Entre avril et août, Damas et Moscou y ont mené une offensive d'envergure, entraînant la mort d'un millier de civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), provoquant la fuite de 400 000 personnes d'après l'ONU.

Près de 3 millions de personnes vivent dans la région d'Idleb, actuellement dominée par les jihadistes du groupe Hayat Tahrir al-Cham (HTS).

Mardi, Ankara a appelé à un nouveau cessez-le-feu à Idleb, exhortant à une désescalade, comme Paris et Washington.

Déclenché en 2011, le conflit en Syrie, par la répression de manifestations prodémocratie par Damas, a fait plus de 370 000 morts et des millions de déplacés et de réfugiés.

Avec AFP

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