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La Chine, la Russie et l'Iran mènent des manœuvres navales conjointes

Un bateau de la Garde révolutionnaire iranienne au large de Bandar Abbas, en Iran, en août 2019.
Un bateau de la Garde révolutionnaire iranienne au large de Bandar Abbas, en Iran, en août 2019. Nazanin Tabatabaee, WANA

Les marines chinoise, russe et iranienne ont entamé, vendredi, des manuvres militaires conjointes dans le golfe d'Oman, sur fond de tensions avec Washington autour de l'accord sur le nucléaire iranien. 

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Un "nouveau triangle de pouvoir maritime". L'Iran, la Chine et la Russie ont débuté, vendredi 27 décembre, des exercices navals conjoints dans l'océan Indien et le golfe d'Oman, qui doivent durer quatre jours et "montrer que l'Iran ne peut être isolé", a annoncé la Marine iranienne.

Ces manœuvres surviennent dans une période de tensions accrues dans le Golfe, depuis le retrait de Washington en mai 2018 de l'accord sur le nucléaire iranien, suivi du rétablissement de sanctions américaines asphyxiant l'économie de la République islamique.

"Le message de ces exercices est la paix, l'amitié et la sécurité à travers la coopération et l'unité (...) et leur effet sera de montrer que l'Iran ne peut être isolé", a déclaré le contre-amiral Gholamreza Tahani à la télévision d'État.

Sauvetage de navires en feu et exercices de tir

Gholamreza Tahani a ajouté que les manœuvres - auxquelles participent à la fois la Marine iranienne et les Gardiens de la Révolution - comprendraient le sauvetage de navires en feu ou en proie à un assaut de pirates, ainsi que des exercices de tir.

La télévision d'État a diffusé des images de ce qu'elle a dit être un bateau de guerre russe arrivant au port de Chabahar, indiquant que des navires chinois étaient aussi en route, et qualifiant les trois pays de "nouveau triangle de pouvoir maritime". "L'objectif de ces exercices est de renforcer la sécurité du commerce maritime international, de combattre la piraterie et le terrorisme, et de partager informations et expériences", a assuré le contre-amiral.

En mai 2019, privé des retombées économiques qu'il espérait de l'accord sur le nucléaire, l'Iran a commencé à s'affranchir de certains de ses engagements pris en vertu de l'accord signé à Vienne en 2015.

Vives tensions entre Washington et Téhéran

Ce désengagement vise notamment à mettre la pression sur les pays européens toujours engagés dans l'accord afin qu'ils l'aident à contourner les sanctions américaines. Une confrontation militaire entre États-Unis et Iran a été évitée de justesse en juin avec l'annulation à la dernière minute par Donald Trump de frappes qu'il avait ordonnées, après que l'Iran eut abattu un drone américain au-dessus des eaux du Golfe.

>> À lire aussi : Iran : Donald Trump annonce "les sanctions les plus dures jamais imposées à un pays"

La tension est encore montée d'un cran le 14 septembre, avec les attaques contre des installations pétrolières stratégiques en Arabie Saoudite. Revendiquées par les rebelles yéménites houthis, ces attaques ont été attribuées par Washington à Téhéran, qui a démenti.

Depuis, Washington a annoncé le déploiement de troupes supplémentaires dans le Golfe et a lancé une coalition maritime basée à Bahreïn pour protéger la navigation dans le détroit stratégique d'Ormuz. 

Avec AFP

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