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Licenciements à la Maîtrise Notre-Dame: appel à "sauver le patrimoine musical"

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Paris (AFP)

Un collectif "d'artistes et d'intellectuels" a lancé vendredi un appel à "sauver le patrimoine musical de Notre-Dame" après cinq licenciements à la Maîtrise de la cathédrale, suite à l’incendie qui a ravagé la cathédrale en avril.

Dans ce texte publié dans le quotidien Le Figaro, près d'une trentaine de signataires - écrivains, médiévistes, musicologues, musiciens, théologiens, religieux - s'inquiètent notamment du licenciement du chef de département de musique sacrée médiévale, Sylvain Dieudonné, dont ils qualifient l'action "d'actif patrimonial, culturel et liturgique incomparable (...) qui a mis au jour le patrimoine musical propre à la cathédrale, révélant une authentique école de Paris qui, du XIIème au XVIème siècles, a produit un répertoire d’une très haute valeur musicale".

La Maîtrise Notre-Dame de Paris assure un enseignement complet dans le domaine du chant soliste et choral. Or, relèvent-ils "liturgiquement, un office grégorien, tous les dimanches matin, assurait la vitalité de ce patrimoine religieux et montrait ainsi la solidarité de la tradition que dévoile la liturgie".

"A la faveur de l'incendie de la cathédrale, il est à redouter que certains, mesurant la marque mondiale que pouvait être Notre-Dame de Paris, ne soient tentés de transformer la maîtrise en une sorte de remake des Choeurs de l'Armée rouge, destinée à se produire dans le monde entier en baladant une marque", écrivent-ils encore.

Un collectif de 22 étudiants du choeur, d’anciens chanteurs et des parents avaient dénoncé dans un communiqué publié le 17 décembre "des procédures extrêmement graves de cinq licenciements, totalement abusifs et injustifiés" et annoncé qu'ils refusaient de chanter le soir même à un concert prévu dans l'église Saint-Sulpice.

L'association Musique sacrée à Notre-Dame de Paris, qui gère la Maîtrise, avait justifié les licenciements comme des mesures d'assainissement budgétaire indispensables, soulignant que l'incendie du 15 avril et "la réduction substantielle de notre saison de concerts ont entraîné en quelques mois la perte d’un quart de notre budget de fonctionnement".

Ces mesures "n'entraînent nullement l'arrêt de la pratique du chant grégorien et de la musique médiévale, ni de leur enseignement", avait assuré l'association.

L'incendie de Notre-Dame, le 15 avril, a suscité une mobilisation extraordinaire en France et dans le monde: 922 millions d'euros de dons et promesses de dons ont été confirmés, soit 320.000 dons au total.

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