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L'ONU prolonge l'enquête sur la mort mystérieuse de son secrétaire général en 1961

Le secrétaire général de l'ONU Dag Hammarskjöld, lors d'une conférence de presse au siège de l'Organisation, le 24 mars 1960.
Le secrétaire général de l'ONU Dag Hammarskjöld, lors d'une conférence de presse au siège de l'Organisation, le 24 mars 1960. ONU

Près de 60 ans après le décès du Suédois Dag Hammarskjöld, l'enquête sur la mort du secrétaire général de l'ONU se poursuit. Elle vise notamment à établir les raisons du crash aérien dans lequel il a perdu la vie le 18 septembre 1961, en Rhodésie du Nord. L'hypothèse d'une attaque délibérée est explorée.

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L'Assemblée générale de l'ONU a adopté, vendredi 27 décembre, une résolution prolongeant jusqu'en 2021 l'enquête internationale sur la mort mystérieuse, en 1961, en Afrique, du Suédois Dag Hammarskjöld, alors secrétaire général de l'Organisation. L'adoption s'est faite par consensus sans mise aux voix du texte initié par la Suède et co-sponsorisé par plus d'une centaine de pays.

La Suède a recommandé la reconduction dans ses fonctions du juriste tanzanien Mohamed Chande Othman qui mène l'enquête depuis plusieurs années. Dans son dernier rapport, publié début octobre, ce dernier avait reproché notamment aux États-Unis et au Royaume-Uni de ne pas partager leurs renseignements sur le décès de Hammarskjöld.

Le deuxième secrétaire général dans l'histoire de l'ONU a été tué avec 15 personnes, le 18 septembre 1961, quand leur avion DC-6 s'est écrasé près de Ndola, en Rhodésie du Nord, l'actuelle Zambie. Dag Hammarskjöld cherchait alors à éviter la sécession de la province du Katanga au Congo, riche en minerais, et à sortir une unité de Casques bleus d'une situation périlleuse.

"L'Afrique du Sud, le Royaume-Uni et les États-Unis doivent certainement détenir d'importantes informations"

Des enquêtes ont conclu à une erreur de pilotage mais après 2014, de nouvelles investigations ont réorienté les recherches vers la possibilité d'une attaque par un autre avion, une hypothèse relayée dans le dernier rapport de Mohamed Chande Othman.

Ce document félicite plusieurs pays (France, Belgique, Suède et Zimbabwe) pour leurs contributions à son enquête. Le juriste tanzanien déplore en revanche n'avoir obtenu aucun retour à ses questions des Américains, Sud-Africains et Anglais.

"L'Afrique du Sud, le Royaume-Uni et les Etats-Unis doivent très certainement détenir d'importantes informations non divulguées", indique-t-il. La résolution exhorte à cet égard "les États membres, et en particulier ceux cités dans le rapport, à fournir tous les enregistrements utiles en leur possession".

Dans son rapport, le juriste tanzanien évoque l'existence probable d'interceptions de communications par des États membres de l'ONU et de moyens aériens katangais qui auraient pu permettre une attaque contre l'avion de Hammarskjöld. Il cite aussi la présence sur le terrain de paramilitaires étrangers - pilotes, agents de renseignement, etc - au moment du crash de l'avion.

Avec AFP

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