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Réforme des retraites : de nouvelles manifestations pour le 24e jour de grève

Un manifestant porte une caisse de grève lors d'une manifestation contre la réforme des retraites, le 28 décembre 2019, à Paris.
Un manifestant porte une caisse de grève lors d'une manifestation contre la réforme des retraites, le 28 décembre 2019, à Paris. Benoit Tessier, REUTERS
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Vidéo par : Antoine FENAUX
5 mn

Des milliers de personnes ont manifesté à Paris et en région, samedi, en ce 24e jour de grève contre le projet de réforme des retraites. À l'approche du Nouvel an, la contestation sociale se dirige vers un nouveau record.

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La France a connu de nouvelles perturbations et manifestations, samedi 28 décembre, à l’occasion du 24e jour de grève contre le projet de système "universel" par points voulu par Emmanuel Macron.

Des milliers de personnes, dont des Gilets jaunes, sont descendues dans les rues de Paris et d’autres villes en région à l'appel des syndicats les plus mobilisés contre la réforme des retraites.

À Paris, environ 300 Gilets jaunes, dont Jérôme Rodrigues, une figure du mouvement, sont partis de la place de la Bourse. Devenu un symbole des violences policières après avoir perdu l'œil droit en janvier 2018 lors d'une manifestation, Jérôme Rodrigues a une nouvelle fois dénoncé une agression policière, samedi, ayant entraîné une nouvelle blessure oculaire, affirme le manifestant. 

Les pancartes des Gilets jaunes proclamaient "Âge pivot, âge tombeau", en écho à l'"âge d'équilibre" assorti d'un bonus-malus que le gouvernement veut fixer à 64 ans en 2027, ou encore "Grève, blocage, Macron dégage". Ils ont convergé vers la manifestation organisée par les unions régionales CGT, FO, Solidaires et FSU entre Gare du Nord et Châtelet. Plusieurs milliers de personnes ont participé à ce défilé qui a été ralenti par des incidents opposant en tête de cortège des manifestants, certains encagoulés, aux forces de l'ordre.

À Aulnoye-Aymeries (Nord), environ 500 personnes ont défilé, selon SUD-Rail. "Pour un week-end en période de fêtes, c'est pas si mal que ça", a réagi Marc Lambert, délégué de ce syndicat, qui "attend que tout le monde s'y mette, et pas seulement les cheminots, pour obtenir le retrait de la réforme".

Une centaine de manifestants se sont rassemblés à Toulouse, selon l'AFP, qui en a dénombré 500 à Saint-Étienne et 150 à Rennes. À Bayonne, ils étaient 1 100 selon la police, 2 200 d'après les syndicats.

Transports toujours limités

Pour les voyageurs, la situation est restée compliquée samedi, avec en moyenne 6 TGV sur 10 et 1 Transilien sur 5 en circulation jusqu'à dimanche soir, et encore six lignes de métro fermées samedi à Paris.

La SNCF prévoit la circulation de 4 TER sur dix dimanche, et une moyenne sur le week-end de trois Intercités sur dix.

De son côté, la RATP a annoncé que 13 lignes du métro parisien seront bloquées dimanche mais prévoit une "amélioration significative" lundi.

Désormais plus long que celui de 1995 dans les transports (22 jours), le conflit autour des retraites pourrait dépasser les 28 jours atteints en 1986-1987 à la SNCF, également sans trêve de Noël. D'autant que la reprise des concertations entre le gouvernement et les organisations syndicales et patronales n'est prévue que pour le 7 janvier.

Concession aux danseurs de l'Opéra de Paris

En attendant, le gouvernement a déjà proposé aux danseurs de l'Opéra de Paris, également en grève contre le projet de réforme des retraites, que le nouveau texte entre en vigueur seulement pour les danseurs recrutés à partir de 2022, selon un document daté du 23 décembre que l'AFP a pu consulter.

Dans un texte publié le lendemain et partagé sur Facebook par plusieurs danseurs de l'Opéra, ces derniers opposent une fin de non-recevoir au gouvernement. "Il nous est proposé d'échapper personnellement aux mesures, pour ne les voir appliquées qu'aux prochaines générations. Mais nous ne sommes qu'un petit maillon dans une chaîne vieille de 350 ans. Cette chaîne doit se prolonger loin dans le futur : nous ne pouvons pas être la génération qui aura sacrifié les suivantes", disent-ils.

Les danseurs de l'Opéra de Paris (Garnier et Bastille) partent actuellement à la retraite à 42 ans compte tenu de la "pénibilité" de leur métier, des risques de blessure et du fait que la majorité des danseurs peut difficilement continuer à danser les grands ballets au-delà de cet âge avec le même niveau d'excellence.

La grève qui touche l'Opéra a entraîné l'annulation de plusieurs spectacles et des pertes s'élevant à 8 millions d'euros, selon les chiffres communiqués par l'institution au début de la semaine. 

Avec AFP

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