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Année-2020: Fabien Galthié à la barre du XV de France

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Paris (AFP)

Désormais seul aux commandes, Fabien Galthié a pour mission de redresser le navire XV de France, éliminé à l'automne avant le dernier carré de la Coupe du monde pour la deuxième fois de suite. Pour atteindre son objectif, il compte sur l'aide des clubs.

L'ancien demi de mêlée et capitaine maison, âgé de 50 ans, dit avoir gagné un temps précieux pendant le Mondial japonais, où il était venu renforcer l'encadrement des Bleus, éliminés en quart de finale le 21 octobre par le pays de Galles (20-19).

Les joueurs, dont la grande majorité sont à même de s'installer pour des années (Dupont, Ntamack, Penaud, Alldritt, Ollivon, etc.), ont pu se familiariser avec les méthodes et préceptes du futur sélectionneur et du directeur de la performance Thibault Giroud, également appelé en éclaireur.

En quatre mois sous ses ordres entre autres, le XV de France a, malgré cette deuxième élimination précoce, semblé rattraper une partie du retard accumulé pendant quatre années et montré des promesses pour l'édition 2023, à domicile.

- 42 dans une liste de 90 -

L'ère Galthié commence dès le 2 février, avec le "Crunch" contre l'Angleterre au Stade de France en ouverture du Tournoi des six nations, et a même déjà débuté.

Puisque, comme ses prédécesseurs, Galthié espère ne pas se retrouver, à l'été 2023, devant une page quasiment blanche à devoir compter sur la préparation pour faire des miracles en Coupe du monde, il aura, avec le manager Raphaël Ibanez, et les entraîneurs William Servat, Karim Ghezal (avants), Laurent Labit (arrières) et Shaun Edwards (défense), vu d'ici les fêtes 90 joueurs suivis à court ou moyen terme.

Le même voeu de pouvoir construire sur quatre ans, formulé par Philippe Saint-André fin 2011 et Guy Novès quatre ans plus tard s'est fracassé sur la réalité des blessures, méformes et surtout querelles de clochers entre les chapelles du rugby français sur la mise à disposition des internationaux.

Galthié, lui, souhaite préparer les rencontres avec un groupe de 42 joueurs, afin de travailler en opposition à quinze contre quinze malgré les inévitables blessures et pépins physiques.

La convention actuelle qui régit les relations entre la Ligue et la Fédération ne lui en octroie que 31. Mais avec Ibanez, il s'est dit, lors d'un point presse organisé à Hossegor (Landes) le 11 décembre en conclusion du deuxième séminaire de travail de l'encadrement, confiant dans le fait que les deux institutions parviendront à trouver un accord pour le bien du XV de France, dont la compétitivité a été érigée en grande priorité du rugby français pour les années à venir.

- "Identité et exemplarité" -

A défaut d'annoncer le nom du remplaçant de Guilhem Guirado comme capitaine, Galthié et Ibanez (également ancien capitaine des Bleus) y ont développé aussi le cadre de travail qu'ils souhaitent instaurer, où "l'identité" occupe une part importante. Affirmant que le temps passé en bleu se découpe en trois tiers, "dormir, s'entraîner et vivre ensemble", Galthié veut que, pendant ce dernier tiers temps, les joueurs trouvent du "bonheur à porter le maillot de l'équipe de France".

Pour Galthié, déjà candidat au poste de sélectionneur en 2011 et 2015, l'identité commune doit constituer un socle sur lequel l'équipe peut se reposer les yeux fermés en cas de coup de mou pendant les rencontres afin d'éviter de sombrer dans un cercle vicieux et fatal.

Cette identité s'accompagne d'un devoir "d'exemplarité" de la part des joueurs qui, sur le terrain, devraient être chargés de mettre en musique un jeu où le mouvement et les initiatives individuelles doivent s'épanouir dans un cadre bien structuré.

Le programme, alléchant, passera comme celui de ses prédécesseurs à l'épreuve de la réalité.

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