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Au 26e jour de grève, la direction de la RATP souligne une "amélioration" du trafic

Une station de métro fermée, au 26e jour de grève dans les transports publics parisiens, à l'appel des syndicats de la RATP et de la SNCF.
Une station de métro fermée, au 26e jour de grève dans les transports publics parisiens, à l'appel des syndicats de la RATP et de la SNCF. Benoit Tessier, Reuters

Le trafic RATP connaît lundi une légère amélioration, avec 14 lignes de métro fonctionnant au moins partiellement. Du côté de la SNCF, un TGV sur deux et un Transilien sur quatre circuleront. Le dialogue social, lui, est toujours au point mort.

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À la veille de la Saint-Sylvestre, lundi 30 décembre, 14 lignes de métro fonctionnent au moins partiellement – une "amélioration significative" du trafic, selon la direction de la RATP. Comme les jours précédents, les lignes 1 et 14 du métro fonctionnent toute la journée. Sur toutes les autres lignes, à l'exception de la 7bis et de la 13 qui resteront fermées, le trafic sera limité aux heures de pointe, et parfois seulement le matin ou le soir, avec une fréquence réduite. Sur les RER A et B, le trafic restera très perturbé mais sera assuré de 6 h 30 à 19 h 30.

Pour ce 26e jour de grève, il faudra par ailleurs compter seulement sur un TGV sur deux, un Transilien sur quatre et trois circulations de TER (souvent assurées par des cars) sur dix, a prévenu de son côté la SNCF.

Dimanche 29 décembre, les perturbations dans les transports ont été particulièrement fortes en Île-de-France : quatre TER sur dix, six TGV sur dix et un Transilien sur cinq circulaient. À Paris, treize lignes de métro sur seize étaient fermées.

Aucune négociation avant le 7 janvier

Du côté des négociations, le ton s'est durci entre la CGT et l'exécutif, et les regards se tournent désormais vers le discours de vœux d'Emmanuel Macron mardi 31, les grévistes comme l'opposition attendant une initiative du chef de l'État.

Alors qu'aucune négociation n'est prévue d'ici le 7 janvier, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, accuse le gouvernement d'organiser "le bordel" et de jouer "le pourrissement" d'un mouvement social déjà plus long que celui de 1995.

"Ils se sont dit  'On va leur coller les ultimatums pendant les fêtes de Noël'. Emmanuel Macron se veut l'homme du nouveau monde, mais il imite Margaret Thatcher", affirme Philippe Martinez dans le Journal du Dimanche. "Il a dit qu'il avait changé, qu'il était prêt à l'écoute... Où est l'acte II du quinquennat ?"

La CGT "pas contactée une seule fois" par le gouvernement

Également dans le JDD, le secrétaire d'État aux Transports Jean-Baptiste Djebbari accuse la CGT de pratiquer un syndicalisme "de blocage" voire "d'intimidation", dénonce "une pression qui s'exerce de façon anormale sur une partie des cheminots" pour qu'ils participent au mouvement et assure avoir invité la CGT-Cheminots et Sud-Rail à discuter de la réforme.

Réplique de la CGT : Jean-Baptiste Djebbari "une nouvelle fois étale sa mythomanie sur le 'dialogue permanent' qu'il entretient avec les organisations syndicales puisque la CGT des cheminots n'a pas été contactée une seule fois par ses services depuis le début de la grève", a rétorqué dans un communiqué le premier syndicat de la SNCF.

Le président de la République est resté quasiment muet sur le conflit depuis des semaines, laissant son Premier ministre Édouard Philippe en première ligne pour défendre le projet de système "universel" de retraite à points. Depuis la Côte d'Ivoire, il s'est contenté d'un appel, en vain, à une trêve pour Noël et a fait savoir qu'il renonçait à sa pension de président, avant de se retirer au fort de Brégançon.

Il se ménage ainsi une possible fenêtre de tir le 31 pour débloquer la situation, sauf s'il opte pour le bras de fer, au risque de radicaliser les opposants. "Il y a une détermination, une colère qui est profonde et qui sera là au mois de janvier", a prévenu Fabien Villedieu, délégué SUD-Rail, sur BFMTV.

Avec AFP

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