Accéder au contenu principal
Rétro 2019

Rétro 2019 : Notre-Dame de Paris, Gilets jaunes, Jacques Chirac... une année en France

La mairie de Paris a ordonné un "nettoyage en profondeur'' dans les écoles près de Notre-Dame, après les taux de plomb anormalement élevés découverts sur le site.
La mairie de Paris a ordonné un "nettoyage en profondeur'' dans les écoles près de Notre-Dame, après les taux de plomb anormalement élevés découverts sur le site. AFP

Une cathédrale qui brûle sous les yeux ébahis du monde entier, le premier anniversaire du mouvement des Gilets jaunes, la mort de l'ancien président Jacques Chirac… Retour sur les événements qui ont marqué la France en 2019.

Publicité

Gilets jaunes

Un manifestant lors d'un rassemblement marquant le premier anniversaire du mouvement des Gilets jaunes à Paris, le 16 novembre 2019.
Un manifestant lors d'un rassemblement marquant le premier anniversaire du mouvement des Gilets jaunes à Paris, le 16 novembre 2019. Charles Platiau, Reuters


2019 aura été marquée par les cortèges de Gilets jaunes, qui ont, chaque samedi et pendant 52 semaines, investi les rues de Paris comme les ronds-points de nombreuses villes de France. Enfilant leur désormais célèbre veste fluorescente, des milliers de manifestants ont réclamé à partir du 17 novembre 2018 une amélioration de leur pouvoir d’achat, la mise en place d’un référendum d’initiative citoyenne ou encore la démission du gouvernement en place. 

Le caractère spontané du mouvement comme sa longévité ont dérouté et bousculé le gouvernement, contraint de répondre par différentes mesures économiques. Un an après, les Gilets jaunes étaient toutefois beaucoup moins nombreux dans la rue pour fêter le premier anniversaire de leur mobilisation, le 16 novembre 2019. 

Grand débat national

Emmanuel Macron durant la dernière étape du grand débat à Cozzano, sur l'île corse, jeudi 4 avril.
Emmanuel Macron durant la dernière étape du grand débat à Cozzano, sur l'île corse, jeudi 4 avril. Ludovic Marin, AFP


Tentant d’apporter une réponse à la colère des Gilets jaunes, le président Emmanuel Macron a lancé, dès mi-janvier, une vaste consultation citoyenne destinée à donner un nouveau souffle à l’exercice de la politique actuelle. Rythmé notamment par des déplacements du chef de l’État dans les régions de France, ce grand débat s’étalant sur trois mois a abordé quatre thèmes principaux : la transition écologique, la fiscalité, l'organisation de l'État et la citoyenneté.

Si les partisans du président ont salué un exercice sans précédent de démocratie directe, ses détracteurs y ont vu une tournée promotionnelle épuisante, offrant au chef d’État une couverture médiatique inégalée, au détriment des Gilets jaunes toujours dans la rue. Bilan de ces consultations : le maintien de l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans, des annonces de baisses d’impôts sur le revenu ou encore la mise en place d’une convention citoyenne pour avancer sur la question écologique.

Réforme des retraites

Des centaines de milliers de manifestants ont battu le pavé jeudi 5 décembre 2019 à travers toute la France contre la réforme des retraites, comme ici à Paris.
Des centaines de milliers de manifestants ont battu le pavé jeudi 5 décembre 2019 à travers toute la France contre la réforme des retraites, comme ici à Paris. Gonzalo Fuentes, Reuters

Après les Gilets jaunes, Emmanuel Macron fait désormais face à une nouvelle contestation de grande ampleur. Enseignants, personnels hospitaliers, cheminots… Des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue ces dernières semaines, pour manifester contre le projet de réforme des retraites voulu par le gouvernement. 

La contestation porte principalement sur le report de l'âge de départ à la retraite à taux plein (64 ans au lieu de 62 ans), la remise en cause des avantages des fonctionnaires et des adhérents des régimes spéciaux, et l'instauration d'un système à points jugé inégalitaire. Les salariés de la RATP et le la SNCF ont ainsi débuté, le 5 décembre, une grève nationale, provoquant un ralentissement considérable des réseaux de transports à Paris et en régions. Une situation qui s’est poursuivie durant les vacances de Noël. 

Face au blocage persistant, une nouvelle séries de discussions doit s’ouvrir entre le gouvernement et les syndicats le 7 janvier.

Jacques Chirac

L’ancien président de la République, Jacques Chirac est mort le 26 septembre d’une insuffisance rénale, à l’âge de 86 ans.
L’ancien président de la République, Jacques Chirac est mort le 26 septembre d’une insuffisance rénale, à l’âge de 86 ans. AFP


L’ancien président de la République, Jacques Chirac est mort le 26 septembre d’une insuffisance rénale, à l’âge de 86 ans. Quatre jours plus tard, un deuil national a été déclaré dans le pays et une minute de silence a été observée dans les écoles et les administrations. Un hommage populaire lui a également été rendu aux Invalides, avant son inhumation au cimetière du Montparnasse auprès de sa fille, Laurence.

Personnalité appréciée des Français, l’ex-chef d’État laisse néanmoins derrière lui un bilan contrasté et toujours sujet à polémiques. Parmi ses hauts faits d’armes, on retrouve entre autres son désormais célèbre discours du Vel-d'hiv en 1995 ainsi que son refus d’associer des troupes françaises à l’invasion irakienne en 2003. Une décision qui lui a même conféré une stature internationale de premier plan. Du côté des échecs, la dissolution de 1997 et son retentissant désaveu au référendum de 2005 restent comme deux des principaux ratés de la “Chiraquie”.

Après la levée de l'immunité attachée au mandat présidentiel, son parcours a été entaché d'affaires judiciaires l'impliquant lui et ses proches (Alain Juppé, Jean Tiberi, Charles Pasqua). En 2011, il devint le premier ancien chef de l'État condamné au pénal, à deux ans d'emprisonnement avec sursis, pour une affaire d'emplois fictifs à la Mairie de Paris.

>> À lire aussi : "Adieu et merci Monsieur Chirac", la France a rendu un dernier hommage à son ancien président

 

Féminicides

 

Manifestation contre les violences faites aux femmes place de l'Opéra à Paris, le 23 novembre 2019.
Manifestation contre les violences faites aux femmes place de l'Opéra à Paris, le 23 novembre 2019. Jean-Luc Mounier, France 24


Le 23 novembre, des dizaines de milliers de femmes ont défilé à Paris et en régions contre les violences sexistes et les féminicides. Pour rappel, tous les trois jours, en France, une femme décède des suites de violences conjugales. Un sombre constat qui fait de l'Hexagone l’un des pays les moins avancés d’Europe en matière de lutte contre les violences faites aux femmes. 

Voulant alerter sur ce sujet, des militantes féministes ont collé, depuis cet été et pendant des semaines, des affiches dans les rues de Paris. S’étalent désormais sur les murs des formules aussi concises que frappantes telles que : “Elle le quitte, il la tue”, ou “Papa a tué maman avec des couteaux”. Promettant des avancées, le gouvernement a organisé un “Grenelle des violences conjugales”, soit dix semaines de consultations avec des experts et des associations féministes pour trouver de nouveaux moyens de lutter contre ce fléau. Résultats de ces pourparlers : 360 millions d’euros débloqués en 2020 pour la lutte contre ces violences, une utilisation accrue du bracelet électronique ou encore une meilleure formation des policiers.

PMA pour toutes

Des gens défilent lors de la Marche des fiertés LGBT, le 29 juin 2013, à Paris.
Des gens défilent lors de la Marche des fiertés LGBT, le 29 juin 2013, à Paris. Lionel Bonaventure, AFP (archives)


Promesse phare d’Emmanuel Macron, l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes a été votée en septembre à l’Assemblée nationale. Désormais la PMA qui permet d'avoir un enfant au moyen de différentes techniques médicales (insémination artificielle, fécondation in vitro...), est élargie aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires, et sera remboursée par la Sécurité sociale. Reste une étape : le texte devra désormais obtenir le feu vert du Sénat, dominé par les élus LR (144 sénateurs dans le groupe), avant son adoption définitive “avant l’été 2020”, espère le gouvernement.

>> À lire aussi le webdoc : Le marché noir du sperme 

Vincent Lambert 

Les parents de Vincent Lambert ont toujours été fermement opposés à l'arrêt des traitements de leur fils tétraplégique.
Les parents de Vincent Lambert ont toujours été fermement opposés à l'arrêt des traitements de leur fils tétraplégique. Francois Nascimben, AFP


La fin de dix ans de batailles judiciaires. Vincent Lambert, ancien infirmier de 42 ans, est mort, jeudi 11 juillet, après un arrêt des traitements. Pendant plus de dix ans, le cas de cet homme tétraplégique et dans un état végétatif suite à un accident de la route survenu en 2008, a divisé ses proches et la France entière sur la question de la fin de vie.

Suite à la décision de la Cour de cassation du 28 juin, le chef de service de soins palliatifs du CHU de Reims, Vincent Sanchez, a mis un terme au feuilleton judiciaire, en procédant à l'arrêt de l'hydratation et de l'alimentation par sonde de l’ex-infirmier, en plus d'une “sédation profonde et continue”. 

Notre-Dame de Paris

Près de 922 millions d'euros de dons et promesses de dons ont été confirmés, soit 320 000 dons au total, pour reconstruire le monument vieux de 850 ans
Près de 922 millions d'euros de dons et promesses de dons ont été confirmés, soit 320 000 dons au total, pour reconstruire le monument vieux de 850 ans Benoit Tessier, Reuters

L’événement le plus marquant de cette année s’est déroulé en l’espace d’à peine quelques heures. Le 15 avril, les passants et les téléspectateurs du monde entier ont assisté, avec effroi, au feu dévastateur qui a ravagé la charpente de la cathédrale de Notre-Dame de Paris, avant de se propager au sommet de l’édifice, détruisant la flèche et consumant les toits.

L’incendie accidentel a provoqué une vague d’émotion aussi bien en France que dans le reste du monde. Près de 922 millions d'euros de dons et promesses de dons ont été confirmés, soit 320 000 dons au total, pour reconstruire le monument vieux de 850 ans. Dans la foulée, Emmanuel Macron a annoncé vouloir reconstruire la cathédrale dans un délai de cinq ans. Une promesse qui a dérouté nombre d’experts et d’historiens convaincus que les travaux demanderaient plus de temps. 

En parallèle, des associations de défense de l’environnement ont mis en garde après la détection de plus de 400 tonnes de plomb retombées en poussières sur le site et ses alentours. 

Lubrizol

La fumée s'échappe d'une usine en feu de Lubrizol classée Seveso, le 26 septembre 2019 à Rouen.
La fumée s'échappe d'une usine en feu de Lubrizol classée Seveso, le 26 septembre 2019 à Rouen. Jean-Jacques Ganon, AFP

Autre incendie qui a marqué l’année 2019, celui d’une usine de produits chimiques de la société Lubrizol classée Seveso “seuil haut“, le 29 septembre, à Rouen. Pour des raisons encore inconnues, les flammes ont gagné notamment les entrepôts et une partie d’un site voisin, provoquant un épais panache de 22 kilomètres de fumée noire de long au-dessus de l’agglomération.

Si aucun blessé n’est à déplorer, les autorités ont qualifié l’incident de “catastrophe industrielle”, ajoutant que plus de 5 250 tonnes de produits chimiques ont brûlé dans l’incendie.
 

France Télécom

 

Didier Lombard, qui a dirigé France Télécom de 2005 à 2010, a été jugé aux côtés d'autres anciens responsables du groupe.
Didier Lombard, qui a dirigé France Télécom de 2005 à 2010, a été jugé aux côtés d'autres anciens responsables du groupe. Éric Piermont, AFP


Un tournant dans le droit pénal du travail. Dix ans après le suicide de trente-cinq employés, l’entreprise France Télécom a été condamnée, le 20 décembre, à une amende de 75 000 euros, soit la peine maximale encourue pour “harcèlement moral” entre 2007 et 2008.

Reconnus coupables, l’ex-PDG Didier Lombard, l’ancien numéro 2 Louis-Pierre Wenès et l’ex-DRH Olivier Barberot devront effectuer une peine de quatre mois de prison ferme, assortie de 15 000 euros d’amende pour leur politique de réduction des effectifs “jusqu’au-boutiste”. Devenue Orange en 2013, France Télécom est la première entreprise du CAC 40 à comparaître pour harcèlement moral.

Football féminin

Bilan en image du Mondial-2019, qualifié de "meilleure Coupe du monde féminine" de l'histoire par la Fifa.
Bilan en image du Mondial-2019, qualifié de "meilleure Coupe du monde féminine" de l'histoire par la Fifa. Franck Fife, AFP

2019 a donné un coup de projecteur inespéré sur le sport féminin, la France ayant accueilli cet été sa toute première Coupe du monde féminine de football. Si les Bleues ont essuyé une défaite en quart de finale face aux Américaines, la compétition a généré un enthousiasme sans précédent, avec des stades remplis et un nombre de téléspectateurs record.

Rien qu’en France, près de dix millions de personnes ont regardé le match d’ouverture (France - Corée du sud), une audience historique pour un match féminin


Texte traduit et adapté de l'anglais par Marie Campistron.

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.