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Beyrouth affirme que Carlos Ghosn est "entré légalement au Liban"

L'ex-PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn.
L'ex-PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn. AFP, archive

Au lendemain de l'annonce de son arrivée à Beyrouth, le ministère des Affaires étrangères a déclaré mardi que l'ex-PDG de Renault-Nissan est "entré légalement au Liban". Carlos Ghosn était assigné à résidence à Tokyo, où il est poursuivi pour malversations financières.

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Comment Carlos Ghosn a-t-il pu rejoindre le Liban ? Selon une déclaration du ministère des Affaires étrangères à Beyrouth, mardi 31 décembre, l'homme d'affaires poursuivi au Japon pour malversations financières est bien "entré légalement" dans ce pays.

La Direction générale de la sûreté générale a elle aussi affirmé dans un communiqué que l'ex-PDG de Renault-Nissant, qui détient les nationalités libanaise, française et brésilienne, était entré "légalement" au Liban, précisant qu'aucune mesure n'imposait "l'adoption de procédures à son encontre" et que rien ne "l'exposait à des poursuites judiciaires".

Pas d'accord de coopération judiciaire ou d'extradition au Liban

Il serait arrivé lundi "à l'aube", ont précisé les Affaires étrangères dans leur communiqué publié par l'agence de presse étatique ANI. Le ministère a souligné toutefois ne rien savoir des circonstances de son départ du Japon.
"Il n'y a pas avec le Japon d'accord de coopération judiciaire ou d'extradition", a précisé le ministère, mais "les deux pays sont signataires de l'accord des Nations unies pour la lutte anti-corruption".

C'est sur cette base que le Liban a adressé plusieurs lettres officielles au gouvernement japonais concernant Carlos Ghosn et qui sont restées sans réponse, ajoute-t-il, soulignant toutefois la volonté de Beyrouth de préserver "les meilleures relations" avec Tokyo.

Carlos Ghosn sous le coup de quatre inculpations au Japon

Celui qui était salué comme "le sauveur de Nissan" après son arrivée dans le groupe en 1999 avait été arrêté le 19 novembre 2018 à son arrivée dans la capitale japonaise. Carlos Ghosn a passé au total 130 jours en détention provisoire. Relâché sous caution au printemps, il était assigné à résidence à Tokyo. La justice japonaise avait rejeté toutes les demandes visant à assouplir les conditions de sa libération sous caution, notamment l'interdiction de contacter son épouse.

Carlos Ghosn est sous le coup de quatre inculpations : deux pour des revenus différés non déclarés aux autorités boursières par Nissan (qui est aussi poursuivi sur ce volet) et deux pour abus de confiance aggravé.

Dans un communiqué, Carlos Ghosn affirme qu'il cherche à échapper à l'"injustice et à la persécution politique" du système judiciaire japonais. "Je ne suis plus l'otage d'un système judiciaire japonais partial où prévaut la présomption de culpabilité", a-t-il écrit. "Je peux enfin communiquer librement avec les médias, ce que je ferai dès la semaine prochaine."

"Selon des sources citées par plusieurs médias au Liban, Carlos Ghosn serait arrivé dimanche soir au Liban, à bord d'un jet privé en provenance de Turquie", rapporte Zeina Antonios, correspondante de France 24 à Beyrouth. Aucune information ne filtre cependant sur la façon dont l'ancien patron de Renault et Nissan a pu partir du Japon et arriver en Turquie. Carlos Ghosn est entré au Liban à l'aide d'un passeport français, rapportait cependant mardi la chaîne libanaise MTV, citant une source officielle.

"Les autorités françaises n'ont pas été informées", selon le Quai d'Orsay

De son côté, le ministère français des Affaires étrangères a assuré que la France n'a eu aucune information sur cette fuite. "Les autorités françaises ont appris par la presse l'arrivée de Carlos Ghosn au Liban. Celui-ci faisait l'objet de poursuites judiciaires au Japon, avec des mesures destinées à éviter qu'il ne quitte le territoire japonais", a indiqué le ministère dans un communiqué laconique.

Par ailleurs, toujours selon le Quai d'Orsay, "les autorités françaises n'ont pas été informées de son départ du Japon et n'ont eu aucune connaissance des circonstances de ce départ".

Avec AFP

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