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Kim Jong-un annonce la reprise des essais nucléaires de la Corée du Nord

Image non datée de Kim Jong-un publiée le 30 décembre 2019.
Image non datée de Kim Jong-un publiée le 30 décembre 2019. KCNA via Reuters

Le leader nord-coréen estime qu'il n'y a plus lieu que son pays respecte le moratoire sur les essais nucléaires et sur les essais de missiles balistiques intercontinentaux, selon des propos rapportés mercredi par l'agence officielle nord-coréenne. Kim Jong-un annonce par ailleurs le lancement prochain d'une "nouvelle arme stratégique".

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C'est un message clair pour la nouvelle année. Faute d'avancée dans les négociations avec les États-Unis, le leader nord-coréen Kim Jong-un a annoncé la fin du moratoire sur les essais nucléaires et sur les essais de missiles balistiques intercontinentaux que Pyongyang observait, a rapporté mercredi 1er janvier l'agence d'État nord-coréenne KCNA.

"Nous n'avons aucune raison de continuer à être liés unilatéralement par cet engagement", a indiqué KCNA, rapportant des propos de Kim Jong-un aux dignitaires de son parti au pouvoir. "Le monde va découvrir dans un proche avenir une nouvelle arme stratégique que détient la Corée du Nord."

Lors de sa première rencontre avec le président des États-Unis, le 12 juin 2018 à Singapour, Kim Jong-un avait promis le démantèlement de son programme nucléaire, mais aucun progrès n'a été réalisé depuis et le second sommet, qui s'est déroulé les 27 et 28 février dernier à Hanoï, s'est soldé par un échec.

Depuis, les négociations sont au point mort et la Corée du Nord avait fait savoir qu'en l'absence de concessions américaines avant la fin de l'année, elle s'engagerait sur une "voie nouvelle".

"Comportement de voyou"

Devant le comité central de son Parti des travailleurs, Kim Jong-un a indiqué clairement que la Corée du Nord était prête à continuer à vivre sous un régime de sanctions internationales pour préserver sa capacité nucléaire. "Les États-Unis formulent des exigences contraires aux intérêts fondamentaux de notre État et adoptent un comportement de voyou", a-t-il dit, cité par KCNA.

Washington a "conduit des dizaines d'exercices militaires conjoints (avec la Corée du Sud) que le président (Donald Trump) avait personnellement promis d'arrêter", a envoyé au Sud de l'équipement militaire de haute technologie et a renforcé les sanctions contre le Nord, a-t-il ajouté.

"Nous ne vendrons jamais notre dignité", a-t-il assuré, promettant une action "sidérante pour faire payer (aux États-Unis) le prix de la douleur subie par notre peuple".

"Nous voulons la paix, pas l'affrontement"

Les États-Unis veulent "la paix, pas l'affrontement" avec la Corée du Nord, a assuré mardi soir le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. "J'ai vu ces informations. Nous aurons besoin de savoir ce qu'a précisément dit le président Kim dans ces remarques", a déclaré Mike Pompeo dans une interview à la chaîne CBS.

"Nous voulons continuer à laisser ouverte la possibilité que le dirigeant de la Corée du Nord fasse le choix qui est le meilleur, à la fois pour lui-même et pour son peuple", a précisé Mike Pompeo. "Nous voulons la paix, pas l'affrontement."

"Si le président Kim a renié ses engagements pris auprès du président Trump, c'est profondément décevant", a-t-il ajouté. "J'espère qu'il ne suivra pas ce chemin", a-t-il également commenté sur la chaine Fox.

De son côté, Donald Trump a affirmé mardi qu'il continuait à croire en la volonté de Kim Jong-un de dénucléariser son pays. "Nous avons bien signé un contrat qui parle de dénucléarisation. C'était la phrase numéro un, cela a été fait à Singapour. Je pense que c'est un homme de parole", a déclaré Donald Trump.

Avec AFP et Reuters

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