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rétro 2019

Rétro 2019 : en images, la diplomatie selon Donald Trump

Donald Trump lève le poing à son arrivée à l'aéroport international d'Ocala, en Californie, le 3 octobre 2019.
Donald Trump lève le poing à son arrivée à l'aéroport international d'Ocala, en Californie, le 3 octobre 2019. Kevin Lamarque, Reuters

Adepte de la carte de la pression maximale pour gagner ses bras de fer internationnaux avec la Chine, l’Iran ou encore la Corée du Nord, le président américain aura marqué l'année 2019 de son empreinte. Une diplomatie non sans risque, qui déstabilise un peu plus le Moyen-Orient.

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Une "incursion" historique en Corée du Nord

Le président américain, Donald Trump, et le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, posent près de la ligne de démarcation militaire dans la zone démilitarisée (DMZ) séparant les deux Corées, le 30 juin 2019.
Le président américain, Donald Trump, et le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, posent près de la ligne de démarcation militaire dans la zone démilitarisée (DMZ) séparant les deux Corées, le 30 juin 2019. KCNA via REUTERS

Faute d'avoir réussi à faire plier Kim Jong-un malgré plusieurs rencontres en tête-à-tête, puisqu'aucune avancée concrète n'a encore été enregistrée dans le délicat dossier nucléaire nord-coréen, Donald Trump pourra se targuer d'avoir franchi en compagnie du dirigeant nord-coréen la limite qui marque la séparation entre les deux Corées dans le village de Panmunjom. Aucun président américain n'avait foulé le sol de la Corée du Nord. "C'est un grand jour pour le monde", s'est-il félicité, le 30 juin.

Guerre commerciale avec la Chine : un feuilleton interminable

Le président chinois, Xi Jinping, avant sa rencontre bilatérale avec son homologue américain lors du sommet des dirigeants du G20 à Osaka, au Japon, le 29 juin 2019.
Le président chinois, Xi Jinping, avant sa rencontre bilatérale avec son homologue américain lors du sommet des dirigeants du G20 à Osaka, au Japon, le 29 juin 2019. Kevin Lamarque, Reuters

Le président américain a annoncé, le 13 décembre, qu’un premier accord avec la Chine avait été signé pour sortir du conflit commercial qui dure depuis dix-huit mois et qui a déstabilisé l’économie mondiale. Ce n’est pas la première fois que les négociations entre les deux pays avancent. En juin 2019, ces derniers avaient conclu une trêve afin de donner une nouvelle chance aux pourparlers et, en décembre 2018, Washington et Pékin avaient été sur le point d’enterrer la hache de guerre avant de reprendre les hostilités après les fêtes de fin d’années.

La stratégie américaine en échec au Venezuela

Le président américain, Donald Trump, lors d'un discours sur la situation au Venezuela, à Miami, le 18 février 2019.
Le président américain, Donald Trump, lors d'un discours sur la situation au Venezuela, à Miami, le 18 février 2019. Kevin Lamarque, Reuters

Le président américain, qui a reconnu le chef de file de l'opposition et président autoproclamé, Juan Guaido, comme chef d'État légitime, a engagé une campagne de pression contre Caracas dans le but de chasser Nicolas Maduro du pouvoir. Donald Trump avait notamment exhorté les chefs militaires vénézuéliens à lâcher leur président et à se ranger derrière son rival, faute de quoi ils risquent de "tout perdre". Des menaces restées lettres mortes. Nicolas Maduro, qui a l'appui de la Chine et de la Russie, tient toujours le pouvoir dans son pays, avec le soutien de l'armée et d'autres institutions.

L'idylle entre Donald Trump et Benjamin Netanyahu se poursuit

Le 16 juin 2019, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, inaugure une colonie baptisée au nom du président américain, Donald Trump, sur les hauteurs du Golan occupées par Israël.
Le 16 juin 2019, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, inaugure une colonie baptisée au nom du président américain, Donald Trump, sur les hauteurs du Golan occupées par Israël. Ammar Awad, Reuters

Le président américain a signé, le 25 mars, un décret par lequel les États-Unis reconnaissent la souveraineté d'Israël sur la partie annexée du plateau syrien du Golan. Alors que la communauté internationale n'a jamais reconnu cette annexion, la décision de Donald Trump, qui avait déjà reconnu Jérusalem comme capitale de l'État hébreu en 2017, provoque un tollé dans la région où son geste est perçu comme un cadeau au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, affaibli par les affaires. Concernant le dossier israélo-palestinien, la partie économique de "l’accord ultime" de Donald Trump, promis de longue date et censé régler le conflit, a été dévoilée en juin. Le plan, évalué à 50 milliards de dollars, a été instantanément rejeté par les Palestiniens.

Les tensions avec l'Iran, un fil rouge du mandat de Donald Trump

Donald Trump montre la signature du décret imposant les sanctions contre l'Iran, à la Maison Blanche, le 24 juin 2019.
Donald Trump montre la signature du décret imposant les sanctions contre l'Iran, à la Maison Blanche, le 24 juin 2019. Mandel Ngan, AFP

Les relations entre l'Iran et les États-Unis se sont gravement détériorées depuis mai 2018 et la décision de Donald Trump de retirer son pays de l'accord international sur le nucléaire iranien, avant de rétablir unilatéralement des sanctions économiques contre Téhéran. La région a même frôlé la guerre avec Washington cette année après l'attaque d'un complexe pétrolier saoudien par des drones. Les incidents impliquant ou imputés à l'Iran dans le Golfe se sont succédé tout au long de l'année, avec notamment la destruction d'un drone américain dans le détroit d'Ormuz. Après le limogeage spectaculaire du faucon anti-iranien John Bolton, son conseiller à la Sécurité nationale, en septembre, Donald Trump a envoyé des signaux contradictoires ces derniers mois à Téhéran, entre extrême fermeté et volonté de négocier.

La fin du "califat" et la mort d'Abou Bakr al-Baghdadi

De jeunes irakiens découvrent la nouvelle annonçant la mort du chef de l'OEI, Abou Bakr al-Baghdadi, à Najaf, en Irak, le 27 octobre 2019.
De jeunes irakiens découvrent la nouvelle annonçant la mort du chef de l'OEI, Abou Bakr al-Baghdadi, à Najaf, en Irak, le 27 octobre 2019. Alaa al-Marjani, Reuters

Donald Trump avait fait de la mort d'Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de l'organisation État islamique (OEI), une "priorité absolue" de son administration. Le 27 octobre, le président des États-Unis annonce sa mort dans une opération militaire américaine menée dans le nord-ouest de la Syrie, lors d'une allocution depuis la Maison Blanche. Fin mars, la coalition, soutenue par Washington et dominée par les forces kurdes, s’était emparée de Baghouz, dernier bastion syrien du groupe jihadiste, scellant la fin du "califat", proclamé en 2014 sur un vaste territoire à cheval entre la Syrie et l’Irak.

Donald Trump laisse la voie libre à la Turquie en Syrie

Le président américain, Donald Trump, a reçu son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, à la Maison Blanche, le 13 novembre 2019.
Le président américain, Donald Trump, a reçu son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, à la Maison Blanche, le 13 novembre 2019. Tom Brenner, Reuters

Le président américain s'est retrouvé sous le feu des critiques après sa décision de retirer ses troupes du nord de la Syrie, laissant libre cours à une offensive turque, déclenchée le 9 octobre, contre les Kurdes dans la région. Maillon essentiel dans la lutte contre les jihadistes de l'organisation État islamique, se disant trahis par le retrait des Américains, les Kurdes de Syrie ont perdu le contrôle de leur région et vu leurs espérances d’autonomie réduites à néant. Début janvier, Donald Trump avait pourtant menacé la Truquie d'une catastrophe économique en cas d'attaque contre les Kurdes après le retrait des troupes américaines de Syrie.

La difficile négociation avec les Taliban

Le président Donald Trump en visite à la base aérienne de Bagram, en Afghanistan, le 28 novembre 2019.
Le président Donald Trump en visite à la base aérienne de Bagram, en Afghanistan, le 28 novembre 2019. Tom Brenner, Reuters

Pour son premier voyage en Afghanistan, le 28 novembre, le président des États-Unis a annoncé la reprise des négociations avec les Taliban.  Le 7 septembre, Donald Trump avait, à la surprise générale, mis fin aux discussions engagées depuis un an avec les Taliban, qui semblaient pourtant sur le point d'aboutir à un accord historique après 18 ans de conflit en Afghanistan.

L'offensive de Donald Trump contre les produits français

Emmanuel Macron et Donald Trump lors de leur conférence de presse commune en clôture du sommet du G7 à Biarritz, le 26 août 2019.
Emmanuel Macron et Donald Trump lors de leur conférence de presse commune en clôture du sommet du G7 à Biarritz, le 26 août 2019. Bertrand Guay, AFP

Depuis son élection, Donald Trump n'a eu de cesse de brandir la menace de droits de douanes sur les importations européennes. Malgré sa relation "spéciale" avec le président Emmanuel Macron, les produits français sont également dans le collimateur du chef de l'État américain. Les deux dirigeants se sont dits confiants, début décembre, quant à la possibilité de régler le différend qui oppose les deux pays au sujet de la taxation des géants d'Internet. Washington avait menacé d'imposer des taxes douanières sur une série de produits français, dont le vin et les fromages.

Moqué lors du sommet de l'Otan, Donald Trump voit rouge

Le président américain, Donald Trump, lors du sommet de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (Otan), le 4 décembre 2019, à Watford, en Grande-Bretagne.
Le président américain, Donald Trump, lors du sommet de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (Otan), le 4 décembre 2019, à Watford, en Grande-Bretagne. Kevin Lamarque, REUTERS

Donald Trump a dénoncé, le 4 décembre, l'"hypocrisie" du Premier ministre canadien après la diffusion d'une vidéo montrant Justin Trudeau en train, apparemment, de plaisanter à son sujet avec d'autres dirigeants de pays de l'Otan, la veille, à Buckingham Palace, à Londres. "Il est hypocrite", a lâché le président américain avant d'annuler sa conférence de presse finale.

 

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