Accéder au contenu principal

Top 14: Jules Plisson, la vie en rose version iodée à La Rochelle

Publicité

La Rochelle (AFP)

Mis au ban cet automne du Stade Français, son club formateur, l'ouvreur Jules Plisson a repris goût au rugby en s'exportant à La Rochelle, qui l'a déjà adopté.

Une entrée en jeu à la mi-novembre pour assurer la victoire contre Castres (22-13) grâce à deux pénalités et voilà que les premiers +Plisson, Plisson+ n'ont pas tardé à fuser des travées du stade Marcel-Deflandre en guise de bienvenu au pays des huîtres, voire d'adoubement.

"J'ai entendu le stade scander mon nom, si on peut dire ça comme ça, et c'était un truc de fou, reconnait l'international (16 sélections) de 28 ans. Il y avait mon père et ma petite sœur en tribune et mon père m'a dit à la fin du match qu'il avait été ému car il sait que j'ai galéré pendant un an et demi et que je n'ai jamais rien dit, j'ai toujours fermé ma gueule en essayant d'apporter à l'équipe."

Tel est le destin de ce +Titi+ parisien, soldat rose pendant 14 ans avec deux titres à la clé (Top 14 en 2015, Challenge Européen en 2017), avant de passer des moments douloureux ces derniers mois, notamment avec l'entraîneur, depuis limogé, Heyneke Meyer, au point de déserter. Pour mieux se retrouver ?

"Le fait d'enchaîner les matches me permet de me rassurer dans mon jeu et surtout de lâcher toute cette frustration que j'avais accumulée depuis un an et demi. Je ne vous cache pas que j'en ai bavé", disait-il juste avant le match face à Agen.

- "Je suis épanoui" -

Après Castres, il y a eu Bordeaux et cette première titularisation en Top 14 au Matmut Atlantique où il a su, malgré le manque de rythme et de repères, faire jeu égal avec le grand espoir local Matthieu Jalibert (5 pénalités chacun) dans la défaite rochelaise (15-20).

Derrière, Agen (40-8), sorte de confirmation de son adaptation réussie avec des gestes inspirés frappés du sceau de la confiance comme cette chistera de 20 mètres envoyant Vincent Rattez à l'essai ou cette transversale au pied culottée déclencheur de celui de Pierre Aguillon. Sans parler de sa réussite au pied, notamment à longue distance.

"Taper le ballon de presque 50 mètres, c'est énorme ! Il a eu l'opportunité de montrer sa classe", apprécie ainsi le directeur du rugby Jono Gibbes, visiblement ravi de cette nouvelle concurrence à l'ouverture, poste sans certitude depuis le début de saison entre Ihaia West moins influent et le vétéran Brock James ne pouvant enchaîner.

Cette renaissance, Plisson l'attribue avant tout à son nouvel environnement. "J'ai de très bonnes sensations et je suis épanoui, confirme-t-il. Quand tu es bien dans ta tête, dans un environnement stable et avec des personnes qui veulent que tu joues, que tu progresses, forcément tes performances sont plus faciles. Je suis bien ici, j'ai des entraîneurs qui me font confiance. J'ai toujours dit que je n'étais jamais aussi bon que lorsque je prenais du plaisir et aujourd'hui c'est le cas."

Sur les bords de l'Atlantique, il a aussi pu compter sur ses anciens partenaires parisiens, Jérémy Sinzelle et Geoffrey Doumayrou, ou encore Dany Priso. "On ne lui a pas mis la pression, on l'a mis à l'aise dans le groupe", glisse ce dernier. Tout bénéfique pour l'heure.

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.