Accéder au contenu principal

Nouvelle manifestation à Alger au lendemain de l'annonce du nouveau gouvernement

Des femmes observent la manifestation du vendredi 3 janvier 2020 depuis un balcon, à Alger.
Des femmes observent la manifestation du vendredi 3 janvier 2020 depuis un balcon, à Alger. Ryad Kramdi, AFP

Une foule importante s’est emparée des rues d’Alger vendredi, au lendemain de la formation du gouvernement du nouveau président algérien, Abdelmadjid Tebboune.

Publicité

Les Algériens se sont de nouveau mobilisés en masse vendredi 3 janvier, pour le 46e vendredi de contestation consécutif et au lendemain de la formation du gouvernement du nouveau président Abdelmadjid Tebboune.

Selon un journaliste de l’AFP présent sur place, la mobilisation était plus importante que les deux vendredis précédents lors desquels elle avait semblé marquer le pas, après l'entrée en fonction du nouveau président, Abdelmadjid Tebboune, élu le 12 décembre lors d'une présidentielle à laquelle s'opposait farouchement la contestation.

Le cortège s'est ébranlé en début d'après-midi et des groupes importants de manifestants continuent de converger de divers quartiers vers le cœur de la capitale, épicentre du "Hirak", le mouvement populaire de contestation du régime né le 22 février.

Plusieurs personnes sorties de prison jeudi à la faveur d'une vague de libérations surprises ordonnées par les tribunaux à travers le pays étaient présentes dans le cortège algérois, selon des images publiées sur les réseaux sociaux.

Abstention record

Abdelmadjid Tebboune a été élu sur fond d'abstention record, lors d'un scrutin dénoncé par la contestation comme une manœuvre du "système" au pouvoir pour se régénérer.

Tout comme la libération des détenus, l'annonce de la composition du gouvernement – loin du renouvellement de génération annoncé – n'a pas entamé la détermination des manifestants.

Onze ministres de plein exercice, sur les 28 que compte le nouveau gouvernement, appartenaient à l'équipe sortante, nommée par le président Abdelaziz Bouteflika le 31 mars, deux jours avant sa démission, ou ont déjà été ministres durant ses 20 ans de présidence.

 "Il y a des signaux favorables comme la libération des détenus, bien qu'ils n'auraient jamais dû être en prison", admet Aymen, 37 ans. "Et quelques membres du gouvernement sont vraiment bien" comme le ministre de l'Industrie, Ferhat Aït Ali Braham, un économiste qui a "critiqué les politiques de Bouteflika", ajoute-t-il. "Mais le Hirak doit continuer à faire pression pour arriver à changer le système", poursuit le jeune homme.

Avec AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.