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Top 14: Stade français-Stade toulousain, il est loin le "clasico"

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Paris (AFP)

Le Stade français, bon dernier de Top 14, a l'occasion de confirmer sa bonne forme du moment avec la réception de Toulouse, champion de France en titre, 4e au classement et invaincu depuis fin octobre, dimanche (21h00). Mais ce "Clasico" version 2020 semble bien déséquilibré.

Un coup d'oeil aux chiffres suffit à mesurer l'écart: les Parisiens, lanterne rouge, ont beau rester sur deux matches sans défaite (victoire devant Pau 21-18, nul à Montpellier 20-20), ils comptent sept points de retard sur Castres, 12e et premier non relégable.

Les Rouge et Noir, eux, n'ont plus perdu depuis un déplacement à Montpellier pour le compte de la 8e journée et pointent à une longueur du podium.

"Ce sera un match compliqué. Toulouse marche sur l'eau depuis deux saisons. Ils sont revenus à un niveau assez incroyable", a d'ailleurs admis Julien Arias, entraîneur des trois-quarts parisiens.

"C'est sûr que, quand on regarde le classement, c'est compliqué de se dire qu'on est au même niveau qu'eux. Toulouse est champion de France. Nous, on était huitièmes la saison dernière. Ils sont 4es cette année, on est derniers depuis le début de la saison. Il n'y a pas photo. Mais ce sont des matches qu'il faut jouer. On vendra chèrement notre peau, même si c'est sûr qu'on est pas favoris. C'est toujours une saveur particulière d'affronter le Stade toulousain", a ajouté Arias, devenu co-entraîneur des Roses aux côtés de Laurent Sempéré en novembre.

Car le Stade français va mieux. Paris a brisé la spirale négative et se plait à rêver de maintien au moment d'aborder la phase retour. Et ce "clasico", qui peut apparaître bien fané, "tombe au bon moment", à en croire Kylan Hamdaoui. "On va mieux: c'est un vrai test, un vrai challenge", assure ainsi l'arrière parisien, qui évoque un "clasico revisité".

- Toulouse vexé ? -

Sur le papier, en effet, l'affiche peut sembler moins attirante. On est loin de l'époque de "la guerre des Stades" qui voyait Parisiens et Toulousains remplir le Stade de France (79.793 spectateurs en 2008) et lutter pour les titres.

Mais les Roses ont conscience de l'importance de ce match. Ce n'est donc pas étonnant si le club de la capitale a placardé 450 affiches dans la ville pour faire le plein et invité des anciennes gloires du club (Sylvain Marconnet, Christophe Dominici, Jérôme Fillol, Ignacio "Nani" Corleto...), histoire de redonner un peu de piquant à cette rencontre décisive.

Côté Toulousain aussi, on sait ce que ce choc représente. "Ce match a perdu cette saveur mais ça reste un gros match", assure ainsi Julien Marchand, talonneur et capitaine des Rouge et Noir, accrochés par le RCT (13-13) la semaine dernière.

"Ils l'attendent. Ils ont préparé ce match comme il le fallait. Il y a des événements en parallèle. Ils auront ce surplus de motivation, c'est certain", se méfie en écho Laurent Thuery, entraîneur de la défense toulousaine.

"Bien sûr, le Stade français est mal classé aujourd'hui. Mais c'est un club qui n'est pas à la place à laquelle il devrait être. Avec la qualité des joueurs qu'il a, on voit très bien que, depuis le dernier mois, il a remis les choses dans l'ordre. Le retour des internationaux lui fait beaucoup de bien. Et les résultats vont de pair. Il ne restera pas à cette place dans les prochaines semaines, j'en suis certain...", a confié le coach haut-garonnais.

Toulouse n'a plus perdu face à Paris depuis le 3 janvier 2016 (18-17 à Jean-Bouin). Quasiment quatre ans plus tard jour pour jour, le Stade français peut faire taire les sceptiques.

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