Accéder au contenu principal

Brad Pitt et "1917" raflent la mise aux Golden Globes

L'acteur américain Brad Pitt pose avec son Golden Globe, le 5 janvier 2020 à Hollywood.
L'acteur américain Brad Pitt pose avec son Golden Globe, le 5 janvier 2020 à Hollywood. Mike Blake, Reuters

"Once Upon a Time... in Hollywood" de Quentin Tarantino et "1917", drame historique de Sam Mendes, se sont illustrés lors de la soirée des Golden Globes, qui lancent traditionnellement la course aux prix cinématographiques à Hollywood, avec en ligne de mire les Oscars. Déception en revanche pour la plateforme Netflix, repartie quasiment bredouille. 

Publicité

La 77e cérémonie des Golden Globes, les récompenses attribuées par l'Association de la presse étrangère d'Hollywood, a été marquée dimanche 5 janvier par le triomphe de "Once Upon a Time... in Hollywood" de Quentin Tarantino et "1917", un film historique sur la Première Guerre mondiale.

Quentin Tarantino a été récompensé par le prix de la "meilleure comédie" ainsi que celui du scénario pour son film, véritable ode à l'Hollywood des années 1960 et au cinéma de son enfance. Son acteur Brad Pitt a également reçu le Golden Globe du meilleur second rôle, mais "Once Upon a Time... in Hollywood" a manqué de peu le grand chelem. Leonardo DiCaprio s'est incliné face à l'outsider Taron Egerton, sacré "meilleur acteur dans une comédie" pour son rôle d'Elton John dans le biopic "Rocketman".

L'autre vainqueur de cette soirée est incontestablement "1917", "grosse surprise" pour son réalisateur Sam Mendes. Drame historique consacré à la Première Guerre mondiale, le long-métrage a été distingué dans la catégorie phare du meilleur film dramatique et du meilleur réalisateur. "1917" met en scène deux jeunes soldats britanniques perdus dans ce conflit et qui se retrouvent chargés d'une mission quasiment impossible. Tour de force de réalisation, la course contre-la-montre des deux jeunes gens est tournée comme un plan-séquence long de deux heures, qui a visiblement plu au jury de l'Association de la presse étrangère d'Hollywood.

Donné grande gagnante de cette cérémonie pleine de paillettes et de champagne, avec 34 nominations au total, la plateforme de streaming Netflix a en revanche connu une soirée décevante. Elle n’a obtenu qu’un modeste Golden Globe avec Laura Dern, sacrée "meilleure actrice dans un second rôle" pour "Marriage Story", pourtant donné favori avec six sélections au total.

La déception a également été grande pour le réalisateur Martin Scorsese, dont "The Irishman", autre production Netflix,  est reparti bredouille malgré cinq nominations.

 

En route vers les Oscars

Les votes pour les nominations aux Oscars sont ouverts jusqu'à mardi, ce qui pourrait inciter certains membres de l'Académie des arts et sciences du cinéma à attendre de voir le palmarès des Golden Globes avant de remplir leur bulletin. L'an dernier, les quelque 90 membres du jury des Golden Globes avaient eu le nez creux : tous les primés aux Golden Globes dans la catégorie cinéma ont remporté un Oscar, à l'exception de celle de la musique de film.

À cette aune, Joaquin Phoenix a consolidé sa place de favori aux Oscars avec un Golden Globe du meilleur acteur dans un film dramatique pour sa performance dans "Joker", une incarnation forte et controversée de l'ennemi juré de Batman.

Chez les actrices, Renée Zellweger a été sacrée meilleure actrice dramatique pour son rôle de Judy Garland dans le biopic "Judy". Dans la catégorie "comédie" (contrairement aux Oscars, les Golden Globes font la distinction), c'est la comédienne américaine d'origine asiatique Awkwafina qui s'est imposée, pour son rôle de Billi dans le film "L'Adieu", sur une famille chinoise réunie par un drame.

 

Le Golden Globe du meilleur film en langue étrangère a été octroyé à "Parasite", du Sud-Coréen Bong Joon-ho. Il a devancé deux œuvres françaises,  "Portrait de la jeune fille en feu" de Céline Sciamma, et "Les Misérables" de Ladj Ly.

La cérémonie a aussi été un écho de l’actualité. À la veille du début du procès du producteur Harvey Weinstein pour agressions sexuelles, le présentateur des Golden Globes Ricky Gervais n’a pas manqué de tacler Hollywood pour avoir fermé les yeux sur ses agissements. Juste avant la remise du dernier prix de la soirée, l'acteur et humoriste britannique a évoqué l'ancien homme fort du cinéma américain.

 

"Notre prochaine présentatrice a joué dans Bird Box sur Netflix, un film où les gens survivent en faisant comme s'ils ne voyaient rien", a commencé le créateur de la série "The Office" pour annoncer l'actrice Sandra Bullock. "Un peu comme travailler pour Harvey Weinstein", a-t-il ajouté. Et alors que la salle grognait, il a immédiatement invectivé le parterre d'acteurs et réalisateurs présents : "C'est vous qui l'avez fait ! Pas moi ! Vos gueules !".

Avec AFP
 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.