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Depuis Téhéran, la fille du général Qassem Soleimani multiplie les appels à la vengeance

Photo fournie par le bureau du guide suprême iranien, montrant Zeinab Soleimani, fille du général Qasem Soleimani, s'exprimant lors de son cortège funèbre à Téhéran, le 6 janvier.
Photo fournie par le bureau du guide suprême iranien, montrant Zeinab Soleimani, fille du général Qasem Soleimani, s'exprimant lors de son cortège funèbre à Téhéran, le 6 janvier. Site internet du guide suprême iranien, AFP

Inconnue du public jusqu’à la mort de son père, tué le 3 janvier par une frappe de drone américain en Irak, Zeinab Soleimani, fille du général iranien Qassem Soleimani, a multiplié les appels à la vengeance. Un appel entendu au sommet de la République islamique et par le Hezbollah libanais.

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"Fou de Trump, ne crois pas que tout est fini avec le martyre de mon père !" C’est en ces termes que Zeinab Soleimani, la fille du général Qassem Soleimani, le plus influent stratège militaire iranien tué le 3 janvier par une frappe de drone américain en Irak, s’en est prise lundi 6 janvier au commanditaire, le président américain.

Très présente dans les médias depuis la mort de son père, commandant en chef de la force Al-Qods et principal artisan de la montée en puissance de l'influence de l'Iran au Moyen-Orient, la jeune femme, née en 1991 selon les médias iraniens, est sortie de l’ombre pour multiplier les appels à la vengeance.

"L'Amérique et les sionistes doivent savoir que le martyre de mon père réveillera le front de la résistance et qu'il entraînera des jours sombres pour eux", a-t-elle déclaré lors d'un discours retransmis à la télévision iranienne, à l’occasion de l’hommage rendu à Qassem Soleimani à Téhéran, par le guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei.

Elle a également accusé les États-Unis de "terrorisme d'État", leur promettant un "jour sombre" en retour, tout en rappelant le bilan des 40 ans carrière de son père au service de la République islamique, en tant que "soldat du Guide suprême de la révolution".

Téhéran et le Hezbollah promettent de venger la mort de Soleimani

Samedi à Téhéran, alors que le président iranien Hassan Rohani était venu présenter ses condoléances à la famille du général, Zeinab Soleimani s’est directement adressé au chef de l’État, devant les caméras, pour lui demander de venger la mort de son père.

"M. Rohani, mon père vengerait ses amis si leur sang coulait. Maintenant, qui va venger le sang de mon père ?", lui a-t-elle demandé. "Tout le monde se vengera du sang du martyr", lui a-t-il répondu.

Le guide suprême iranien Ali Khamenei et le président Hassan Rohani ont publiquement appelé à venger celui qui était considéré comme le numéro deux de la République islamique. "L'Iran et les autres nations libres de la région prendront leur revanche sur l'Amérique criminelle", a menacé Hassan Rohani.

De son côté, le Conseil suprême de la sécurité nationale, la plus haute instance sécuritaire d'Iran, a indiqué que "l'Amérique [devait] savoir que son attaque criminelle contre le général Soleimani [avait] été sa plus grave erreur (...) Ces criminels subiront une dure vengeance au bon endroit et au bon moment".

Dans un bref entretien diffusé dimanche par la chaîne libanaise Al-Manar, la télévision officielle du Hezbollah, Zeinab Soleimani, a salué Hassan Nasrallah, le secrétaire général du parti chiite pro-iranien, "qui je le sais, vengera le sang de mon père".

Le même jour, dans un discours télévisé, Hassan Nasrallah a averti dimanche que l'armée américaine allait "payer le prix" pour avoir tué le général iranien Qassem Soleimani et plusieurs de ses compagnons. "C'est l'armée américaine qui les a tués, et c'est elle qui va en payer le prix", a mis en garde dans une allocution télévisée le chef du mouvement chiite pro-iranien, haussant régulièrement la voix avec colère.

"Le juste châtiment (visera) la présence militaire américaine dans la région : les bases militaires américaines, les navires militaires, chaque officier et soldat dans la région", a-t-il averti.

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