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L'armée américaine annonce "par erreur" son retrait d'Irak, avant de le démentir

Des parachutistes de l'armée américaine, le 5 janvier 2020.
Des parachutistes de l'armée américaine, le 5 janvier 2020. Bryan Woolston, Reuters
7 mn

Après la diffusion d'une lettre dans laquelle le commandement militaire américain en Irak prévenait Bagdad d'un redéploiement des forces américaines, les États-Unis ont annoncé lundi qu'aucune décision n'a en fait été prise,  reconnaissant que cette lettre avait été envoyée "par erreur". 

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La confusion règne autour de l'annonce du retrait des troupes américaines en Irak. Dans une lettre signée du général William H. Seely, l'armée américaine a annoncé, lundi 6 janvier, qu'elle allait quitter le pays. Puis quelques minutes plus tard, le chef du Pentagone, Mark Esper, a apporté un dementi.

"Aucune décision n'a été prise de quitter l'Irak. Point." a déclaré à la presse le ministre américain de la Défense. "Cette lettre ne correspond pas à notre état d'esprit aujourd'hui."

Selon le général Mark Milley, chef d'état-major de l'armée américaine, il s'agit d'un projet mal rédigé destiné à informer Bagdad d'une recrudescence des mouvements de troupes.

"C'était un projet (de lettre) non signé", envoyé à quelques leaders militaires irakiens parce que les mouvements de troupes américaines en Irak se sont accrus ces derniers jours, a expliqué à la presse le général Milley. "C'est une erreur commise en toute bonne foi".

Une lettre émanant du commandement militaire américain a pourtant bien été diffusée dans la soirée prévenant Bagdad d'un redéploiement des forces américaines, conformément au souhait exprimé par le Parlement lors d'une session extraordinaire dimanche. "Nous respectons votre décision souveraine qui ordonne notre départ", indiquait le général dans la missive.

"Par respect pour la souveraineté de la République d'Irak, et comme demandé par le Parlement et le Premier ministre, la Coalition va repositionner ses forces (...) pour s'assurer que le retrait d'Irak est mené de manière sécurisée et efficace", peut-on lire dans cette lettre.

La lettre annonçait en outre "une augmentation des déplacements en hélicoptère au-dessus et aux alentours de la Zone verte (...) durant la nuit", alors que de nombreux hélicoptères survolent le centre de Bagdad depuis plusieurs nuits, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Mark Esper, comme la veille le secrétaire d'Etat Mike Pompeo, s'est par ailleurs démarqué des menaces du président Donald Trump de frapper entre autres des sites culturels iraniens en cas d'attaque anti-américaine de l'Iran. "Nous respecterons les lois sur les conflits armés", qui prohibent de frapper des sites culturels, a-t-il dit en réponse à une question.

Les États-Unis comptent 5 200 soldats en Irak, jusqu'à l'arrivée la semaine dernière de plusieurs centaines d'autres pour protéger l'ambassade dans la Zone verte – un quartier ultrasécurisé de Bagdad –, attaquée mardi par des milliers de pro-Iran.

FR NW GRAB PLATEAU MABIN 04H POUR 05H
01:00

Avec AFP et Reuters

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