Accéder au contenu principal

Réforme des retraites : le gouvernement fait sa rentrée pour une semaine décisive

La grève a été entamée le 5 décembre dernier.
La grève a été entamée le 5 décembre dernier. François Guillot, AFP
10 mn

Le mouvement contre la réforme des retraites est entré dans son deuxième mois et ses opposants misent sur un regain de mobilisation, en attendant les deux journées de manifestation prévues jeudi et samedi, pendant que l'exécutif assure "être ouvert à la discussion".

Publicité

La rentrée de janvier s’annonce agitée, alors que le mouvement contre la réforme des retraites est désormais entré dans son deuxième mois.

Le gouvernement reprend officiellement lundi 6 janvier son cartable pour son premier conseil des ministres de l'année, où il va affûter sa stratégie face au mouvement de grève entamé le 5 décembre.

Une amélioration dans les transports

Après de fortes perturbations pendant les vacances scolaires, la SNCF faisait état lundi d'une amélioration de la circulation des trains, avec 8 TGV sur 10, 2 TER sur 3, un Intercités sur 3, et en Île-de-France, un Transilien sur deux. Avec la rentrée, "le trafic est plus dense, mais ça s'écoule", commentait l'opérateur.

Côté RATP, en revanche, le trafic francilien restait "très perturbé", l'essentiel des lignes de métro n'étant ouvertes qu'aux heures de pointe ou très partiellement, tandis que la fréquence des bus était revue en baisse à 1 sur 2, contre une prévision initiale de 3 sur 4. Les bouchons s'accumulaient de nouveau en Ile-de-France, avec plus de 400 kilomètres de ralentissement vers 9 h, selon le site d'information routière Sytadin.

Réforme des retraites en France : le gouvernement fait sa rentrée
02:57

L'opposition à l'âge pivot

Le Premier ministre Édouard Philippe ouvrira  mardi une séance de discussions au ministère du Travail avec les partenaires sociaux, pour parler pénibilité et emploi des seniors.

Philippe Martinez, le numéro un de la CGT, a répété dimanche sur LCI qu'il souhaitait le retrait de ce "mauvais" projet de réforme des retraites. Rappelant les scores de Jacques Chirac et d'Emmanuel Macron au deuxième tour de l'élection présidentielle face au FN, maintenant RN, il a averti qu'en n'écoutant pas la partie du pays opposée à cette réforme, "on joue avec le feu sur la future échéance électorale". De son côté, le RN a précisé, par la voix de son porte-parole Jordan Bardella, que s'il arrivait au pouvoir, il "retirerait ce système à points". 

L'âge d'équilibre est un "progrès social", mais si les partenaires sociaux ont "une autre idée, on prend", a déclaré ce week-end le "Monsieur retraites" du gouvernement, Laurent Pietraszewski. 

Parti en guerre contre cet âge pivot, fixé à 64 ans et en dessous duquel il ne sera pas possible d'avoir une retraite à taux plein, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a réaffirmé dimanche son opposition totale à cette mesure. Il a proposé une "conférence de financement sur les retraites", bien distincte du projet en préparation, et des discussions sur la pénibilité et l'emploi des seniors liées à l'instauration d'un régime universel.

"Une très bonne proposition", a salué lundi le ministre de l'Économie Bruno Le Maire, appelant à "saisir la main tendue par la CFDT", tout en estimant que l'âge pivot restait "une bonne solution". Les lignes semblaient évoluer aussi du côté du Medef : "La mesure d'âge (...) c'est la seule manière intelligente de financer le régime" mais "on n'est pas arc-bouté sur l'âge pivot", a assuré le président du syndicat patronal, Geoffroy Roux de Bézieux.

Un nouvel appel à la mobilisation le 9 janvier

Dans la rue, le jeudi 9 janvier fera-t-il mieux que le jeudi 5 décembre, qui avait réuni quelque 800 000 personnes dans toute la France ? Une autre journée de mobilisation est également prévue le samedi 11 janvier. En attendant, la Fédération CGT de la Chimie a appelé à un blocage des installations pétrolières à partir de mardi pour quatre jours. Les avocats devaient se remobiliser à compter de lundi pour défendre leur régime autonome. Des syndicats d'infirmiers et de kinésithérapeutes ont aussi appelé à la grève.

Selon le dernier sondage publié, Ifop pour le JDD, plus de la moitié des Français (55%) souhaite que le gouvernement n'aille pas au bout de la réforme en l'état. Et le soutien à la mobilisation reste supérieur à l'hostilité.

Avec AFP
 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.