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Carole Ghosn visée par un mandat d'arrêt du Japon pour faux témoignage

Carlos Ghosn au Japon, accompagné de sa femme Carole, en mars 2019.
Carlos Ghosn au Japon, accompagné de sa femme Carole, en mars 2019. Issei Kato, Reuters

Le parquet de Tokyo soupçonne Carole Ghosn, l'épouse du magnat déchu de l'automobile, de fausses déclarations. En avril 2019, elle avait été interrogée sur ses éventuelles rencontres avec une personne dont le nom n'a pas été précisé.

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"Pathétique." C'est ainsi qu'un porte-parole du couple Ghosn a qualifié le mandat d'arrêt émis par la justice japonaise mardi 7 janvier à l'encontre de Carole Ghosn, l'épouse de l'ancien grand patron de Renault et Nissan lui-même recherché par Interpol après sa fuite au Liban. Il a rappelé qu'il y a neuf mois, elle était "volontairement" retournée au Japon pour être interrogée par les enquêteurs du parquet et qu'elle avait été "libre de repartir sans accusations".

Selon un communiqué du parquet de Tokyo, Carole Ghosn, qui se trouve également au Liban, est soupçonnée de faux témoignages en avril 2019, quand elle avait été interrogée sur ses éventuelles rencontres avec une personne non nommément citée, en lien avec les accusations visant son époux. Pour l'heure, le ministre de la Justice libanais indique n'avoir reçu aucun mandat d'arrêt concernant Carole Ghosn.



>> À lire : Le Liban, refuge idéal pour Carlos Ghosn

Carole Ghosn, en première ligne

Habituée à poser tout sourire au bras de son époux, Carole Ghosn est montée en première ligne pour défendre avec opiniâtreté le magnat déchu de l'industrie automobile. Celle qui a passé une grande partie de sa vie aux États-Unis, a finalement retrouvé le 30 décembre son époux au Liban, après plusieurs mois de séparation.

Elle n'était pas à bord du jet privé dans lequel son époux avait été arrêté le 19 novembre 2018, et elle a appris la nouvelle à des milliers de kilomètres de là. Sans contact avec lui pendant près de deux mois de garde à vue (ni téléphone, ni droit de visite), Carole Ghosn, 53 ans, a d'abord limité ses prises de parole publiques avant de prendre ouvertement la défense de son mari, multipliant les interventions à Tokyo, New York ou Paris.

Plaidant sa cause auprès de l'ONG Human Rights Watch, des Nations unies et même du président américain Donald Trump, elle a frappé à toutes les portes. En France, elle a lancé un appel à l'aide au président Emmanuel Macron, dénonçant le silence "assourdissant" de l'Élysée.

Si elle n'a pu lui rendre visite en prison, l'élégante femme aux longs cheveux blonds était là quand l'homme d'affaires est libéré sous caution, une première fois début mars. Mais l'ex-PDG est de nouveau été arrêté le 4 avril. Des procureurs débarquent chez eux à Tokyo, à l'aube. "On m'a fouillée plusieurs fois (...) Une femme m'a suivie jusque dans ma douche, jusqu'aux toilettes. Je me suis sentie humiliée", a-t-elle confié à la presse française.

Conférence de presse de Carlos Ghosn mercredi

Fin avril, alors que son mari est libéré sous caution pour la deuxième fois, elle ne sera pas autorisé à le voir. Le couple a pu se parler par vidéoconférence en novembre. La conversation, qui ne pouvait pas aborder des sujets non-autorisés par le juge japonais, a été transmise à la justice.

Après la rocambolesque fuite de l'ancien grand patron de Renault et Nissan du Japon pour le Liban, plusieurs médias ont présentée Carole Ghosn comme le cerveau de cette exfiltration. Mais son époux a toutefois assuré la semaine dernière qu'il avait organisé "seul" son exfiltration.

Carlos Ghosn doit tenir une conférence de presse très attendue à Beyrouth mercredi. De son côté, le président libanais Michel Aoun rencontre l'ambassadeur du Japon au Liban, Takeshi Okubo, au palais présidentiel de Baabda, près de Beyrouth.

Avec AFP et Reuters

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