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Dans la presse

"Cinq ans après, que reste-t-il de 'l'esprit Charlie' ?"

Charlie hebdo, 5 ans après
Charlie hebdo, 5 ans après DR

À la une la presse, mardi 7 janvier, le cinquième anniversaire de l’attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo. Cinq ans après, que reste-t-il de "l’esprit Charlie", qui avait soufflé sur la France au lendemain de l’attaque ? Mais aussi dans la presse, le bras de fer entre Washington et Téhéran. Et la tendance des épaules larges.

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À la une de la presse française, mardi matin, le cinquième anniversaire de l’attaque contre la rédaction de Charlie Hebdo - un attentat qui avait fait 12 morts, le 7 janvier 2015.

À cette occasion, Charlie Hebdo publie un numéro spécial contre les "nouveaux gourous de la pensée". À la une, un dessin signé Coco : un smartphone géant affiche les logos des grands réseaux sociaux, et écrase la langue et les bras d’un dessinateur: "Nouvelles censures… nouvelles dictatures". Dans son édito, Riss, rescapé de l’attentat et directeur de la rédaction, accuse : "Hier, on disait merde à dieu, à l’armée, à l’Église, à l’État. Aujourd’hui, il faut apprendre à dire merde aux associations tyranniques, aux minorités nombrilistes, aux blogueurs et blogueuses qui nous tapent sur les doigts comme des maîtres d’école".

Cinq ans après, Libération, qui avait accueilli ses confrères au lendemain de l’attentat, dit qu’il est "toujours Charlie", mais se demande ce qu’il reste de "l’esprit" de la mobilisation de ce mois de janvier 2015. D’après Libé, "ce qui vient contredire (désormais) l’élan du 11 janvier, c’est une évolution insidieuse, un grignotage subreptice de la liberté d’expression", comme en témoignerait la décision du New York Times de proscrire les dessins de presse. "En France, l’exercice survit. Mais le mal se rapproche", d’après le journal. "La mission de Charlie doit à tout prix se poursuivre, qui consiste à désacraliser le sacré, piquer les certitudes, moquer les tabous, ridiculiser les importants, les péremptoires, les solennels. Et, au bout du compte, pacifier la société par le rire". Cinq ans après, les dessinateurs du journal La Croix rendent hommage à leurs confrères assassinés. À la Une, Titwane a dessiné les visages de quelques-unes des victimes, Cabu, Wolinski, Tignous, Charb, Honoré, Bernard Maris, Elsa Cayat. Cinq ans après, que reste-t-il du "même pas peur", qui avait jeté des millions de Français dans les rues ? La Croix évoque lui aussi "l’influence des réseaux sociaux et la propension croissante à s’indigner", qui menacent selon lui la liberté d’expression des dessinateurs. Du massacre de la rédaction de Charlie Hebdo à la prise d’otages de l’HyperCacher de la porte de Vincennes, le carnage avait duré trois jours et fait 17 morts, rappelle Le Figaro, en affirmant que "la menace islamiste n’a pas reculé en 5 ans", que "l’union sacrée contre (lui) s’est lézardée". "Au nom de la diversité, de la non-discrimination, des droits de l’Homme, la France s’accommode de nombre de coups de canif portés à sa culture et à son histoire", assène le journal, qui fait mine de se demander si accepter les "actes militants, prosélytes, (et) politiques" des islamistes est "faire preuve de tolérance ou de faiblesse", "respecter notre République laïque, une et indivisible ou la dévoyer sur le chemin du renoncement, de l’éclatement".

À la une également ce matin, l’hommage de l’Iran au général Soleimani, tué la semaine dernière par une frappe américaine en Irak. La marée humaine qui a escorté son convoi funéraire hier à Téhéran, fait la une du Iran Daily, qui rapporte que "l’assassinat du chef de la force Qods sur ordre direct de Donald Trump a conduit le guide suprême Ali Khamenei à promettre une 'vengeance impitoyable'". Alors que les représailles iraniennes ont pris la forme, entre autres, d’un vote du parlement irakien en faveur d’un départ immédiat des troupes américaines d’Irak, les États-Unis se retrouvent "forcés de nier l’existence d’un tel projet", d’après The Guardian. Le quotidien britannique évoque la "confusion" qui régnerait au sein de l’administration Trump après la diffusion d’une lettre du commandant des forces américaines en Irak expliquant aux responsables militaires irakiens que Washington entendait "respecter la décision du parlement irakien", et était en train de "repositionner" ses troupes en vue d'un retrait. Une lettre envoyée "par erreur", d’après le chef du Pentagone.

Ce nouveau "cafouillage", si toutefois c’en est un, risque d’alimenter les très nombreuses critiques adressées à Donald Trump. Les menaces du président américain sur de possibles attaques contre les sites culturels iraniens sont jugées "grotesques" par The Guardian, qui prévient que de tels actes, considérés comme des crimes de guerre par le droit international, "conforteraient", en réalité, plutôt qu’ils n’affaibliraient le régime iranien, en provoquant une forme d’union sacrée autour de lui. La plus remontée, sans doute, est la presse américaine. The Washington Post étrille "l’ignorance" du président Trump – une ignorance à l’origine d’"une crise internationale" "où l’engagement des États-Unis (au Proche-Orient) sera renforcé", contrairement aux promesses électorales passées de Donald Trump.

Quoi de mieux que parler chiffons pour se changer un peu les idées. Hier, avait lieu la cérémonie des Golden Globes aux Etats-Unis, et comme toujours pour ce type d’événement, ce que portaient les actrices était presque aussi important que les récompenses. The Guardian, toujours, a repéré pour vous LA dernière tendance vestimentaire : les manches ballon, et autres épaulettes géantes. Un style qui avait fait fureur dans les années 80.

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