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Dans la presse

"En Libye, de nouveaux colons friands de chaos et de pétrodollars"

Le maréchal Haftar, l'homme fort de l'est de la Libye
Le maréchal Haftar, l'homme fort de l'est de la Libye France 24

Dans la presse, ce mardi 7 janvier, le cinquième anniversaire de l’attaque contre la rédaction de Charlie Hebdo, dans laquelle douze personnes ont été tuées. Cinq ans après, que reste-t-il de "l’esprit Charlie" ? La Libye déchirée entre deux camps. Et le retour des manches-ballon.

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Dans la presse, ce matin, le cinquième anniversaire de l’attaque contre la rédaction de Charlie Hebdo, qui avait fait 12 morts.

A cette occasion, Charlie Hebdo publie un numéro spécial contre les «nouveaux gourous de la pensée». A la Une, un dessin, signé Coco: un smartphone géant affiche les logos des grands réseaux sociaux, et écrase la langue et les bras d’un dessinateur: « Nouvelles censures… nouvelles dictatures». Dans son édito, Riss, rescapé de l’attentat et directeur de la rédaction, accuse : «Hier, on disait merde à Dieu, à l’armée, à l’Eglise, à l’Etat. Aujourd’hui, il faut apprendre à dire merde aux associations tyranniques, aux minorités nombrilistes, aux blogueurs et blogueuses qui nous tapent sur les doigts comme des maîtres d’école».

Cinq ans après, Libération, qui avait accueilli ses confrères au lendemain de l’attentat, dit qu’il est «toujours Charlie», mais se demande ce qu’il reste de «l’esprit» de la mobilisation de ce mois de janvier 2015. D’après Libé, «ce qui vient contredire l’élan (de l’époque), c’est une évolution insidieuse, un grignotage subreptice de la liberté d’expression», comme en témoignerait la décision du New York Times de proscrire les dessins de presse. «En France, l’exercice survit. Mais le mal se rapproche», prévient le journal, qui dit que «la mission de Charlie doit à tout prix se poursuivre : désacraliser le sacré, piquer les certitudes, moquer les tabous, contredire les orthodoxies, ridiculiser les importants, les péremptoires, les solennels. Et, au bout du compte, pacifier la société par le rire». Cinq ans après, les dessinateurs du journal La Croix rendent hommage à leurs confrères assassinés. A la Une, Titwane a dessiné les visages de quelques-unes des victimes, Cabu, Wolinski, Tignous, Charb, Honore, Bernard Maris, Elsa Cayat… Cinq ans après, que reste-t-il du «même pas peur», qui avait jeté des millions de Français dans les rues? La Croix évoque lui aussi «l’influence des réseaux sociaux et la propension croissante à s’indigner», qui menacent, selon lui, la liberté d’expression des dessinateurs. Du massacre de la rédaction de Charlie Hebdo à la prise d’otages de l’hyper-cacher de la porte de Vincennes, le carnage avait duré trois jours et fait 17 morts, rappelle Le Figaro, en affirmant que «la menace islamiste n’a pas reculé en 5 ans», et que «l’union sacrée contre (lui) s’est lézardée». «Au nom de la diversité, de la non-discrimination, des droits de l’homme, la France s’accommode de nombre de coups de canif portés à sa culture et à son histoire», assène le journal, qui fait mine de se demander si accepter les «actes militants, prosélytes, (et) politiques» des islamistes est «faire preuve de tolérance ou de faiblesse», «respecter notre République laïque, une et indivisible, ou la dévoyer sur le chemin du renoncement, et de l’éclatement».

Dans la presse, également, l’annonce, par le président Erdogan, du déploiement de soldats turcs en Libye. D’après Daily Sabah, ce déploiement annoncé aurait pour but de soutenir le Gouvernement d'union nationale basé à Tripoli, en conflit avec le maréchal Haftar, l’homme fort de l'est du pays - une intervention au nom de la protection des civils libyens, et destinée à empêcher «une tragédie humanitaire», selon le journal officiel turc – qui parle d’une opération pour «établir la paix» face à l’offensive du «seigneur de guerre» Khalifa Haftar. Alors que ce dernier s’est emparé, hier, de la ville de Syrte, à 500 km à l’est de Tripoli, Le Djely ironise: «Sil comptait sur son annonce de parachuter sa soldatesque en Libye pour intimider l’opposant à son ami Fayez Al-Sarraj, c’est plutôt raté pour le président turc». Le journal guinéen évoque une Libye «à la croisée des chemins», qui attirerait de «nouveaux colons», «friands de chaos et de pétrodollars»; un terrain où s’affrontent d’une part les troupes d’Erdogan, du général Khalifa Haftar, et du Qatar et d’autre part, (celles) de l’Arabie Saoudite, des Emirats Arabes Unis, de l’Egypte, et de la Russie. Critiquant le rôle en sous-main de Paris, Le Djely soutient que c’est de la France que le général Haftar «tient son audace et son outrecuidance» et regrette que «les alliances nouées par les uns et les autres ne (soient) nullement à l’avantage de la Libye et des Libyens».

On ne se quitte pas là-dessus. Quoi de mieux que parler chiffons pour se changer les idées. Hier avait lieu la cérémonie des Golden Globes aux Etats-Unis, et comme toujours pour ce type d’événement, ce que portaient les actrices était presque aussi important que les récompenses. The Guardian, le quotidien britannique, a repéré pour vous LA dernière tendance: les manches ballon, et autres épaulettes géantes. Un style qui avait fait fureur dans les années 80…

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