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Facebook bannit les "deepfakes", pas les vidéos parodiques

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Washington (AFP)

Facebook va bannir les "deepfakes", ces vidéos manipulées grâce à l'intelligence artificielle pour remplacer un visage ou changer les propos d'une personnalité, a annoncé mardi le réseau social dans une note de blog.

Dans cette note, publiée après des informations en ce sens du Washington Post, Facebook affirme que seront supprimées les vidéos modifiées sans que cela soit évident, susceptibles d'"induire en erreur" les internautes sur les propos d'une personnalité, et qui sont le produit d'une intelligence artificielle qui "mélange, remplace ou superpose" un contenu dans une vidéo en le faisant paraître "authentique".

Cette décision, annoncée en cette année d'élection présidentielle aux Etats-Unis, "ne s'applique pas aux contenus parodiques ou satiriques" ou aux vidéos qui ont été montées de manière à omettre des mots ou à en changer l'ordre, précise l'auteur de la note, Monika Bickert, vice-présidente de Facebook.

Une vidéo comme celle dont a été victime Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des représentants des Etats-Unis, où elle semblait ivre en raison d'un ralentissement de la vitesse de lecture, échapperait à ces nouvelles directives, ont souligné les médias américains.

Facebook continuera par ailleurs de supprimer les contenus audiovisuels violant les "standards de la communauté", et à réduire fortement l'audience de ceux étiquetés comme faux par les vérificateurs externes ("fact-checkers") avec qui il travaille, dont l'AFP.

L'AFP participe dans près de 30 pays et 10 langues au "Third party fact-checking", programme de vérification par des tiers développé par Facebook depuis 2016. Avec ce programme, Facebook rémunère une soixantaine de médias à travers le monde, généralistes ou spécialisés, pour l'utilisation de leurs "fact-checks" sur sa plateforme et sur Instagram.

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