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France Télévisions: Ernotte prête à rempiler jusqu'à fin 2022

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Paris (AFP)

Elle veut continuer à piloter France Télévisions durant le big bang de l'audiovisuel public: la PDG du groupe Delphine Ernotte s'est déclarée mardi candidate à un renouvellement jusqu'à fin 2022 de son mandat, qui expire en août.

"C'est ici et d'abord à vous que je tiens à le dire, je serai candidate à une prolongation de mon mandat à la tête de France Télévisions", a-t-elle déclaré lors de ses voeux aux salariés, plaidant pour la "continuité" à la tête du groupe public en pleine réforme de l'audiovisuel.

C'est le Conseil supérieur de l'audiovisuel qui devra procéder, au premier semestre, à la nomination du futur patron (ou patronne) de France Télévisions, pour un mandat qui sera écourté (moins de deux ans et demi) en raison de la réforme de l'audiovisuel.

En effet, cette réforme présentée fin 2019 par le gouvernement, et qui devrait être examinée par le Parlement en avril, prévoit de regrouper les principales entreprises de l'audiovisuel public, dont France Télévisions et Radio France, au sein d'une société holding commune, France Médias.

Dans ce cadre, les PDG en exercice de ces quatre entreprises en deviendront les directeurs généraux jusqu'au 1er janvier 2023.

C'est ce grand big bang de l'audiovisuel public, qui motive le souhait de Delphine Ernotte, 53 ans, de rempiler jusqu'à fin 2022, d'après son discours aux salariés.

- "Continuité" -

"Je crois que cette entreprise a besoin de continuité et je serais très heureuse de poursuivre cette aventure avec vous", a-t-elle expliqué aux salariés, ajoutant qu'elle souhaitait "conforter la télévision de service public dans cette nouvelle holding".

La dirigeante peut s'appuyer sur un bilan particulièrement dense à France Télévisions, marqué notamment par la création de la chaîne franceinfo, des audiences en hausse (près de 29% de part de marché en 2019), un redressement des comptes du groupe, de nouvelles plateformes numériques (france.tv, Slash, Lumni, Okoo...) et Salto, la future plateforme commune à France Télévisions, TF1 et M6, qui doit être bientôt lancée.

Le mandat de l'ex-patronne d'Orange France à France Télévisions n'a cependant pas été un long fleuve tranquille. Ses propos contre les "hommes blancs de plus de 50 ans", qu'elle avait jugés trop nombreux sur les chaînes du groupe (et qui ont été suivis du départ de figures comme David Pujadas, Julien Lepers ou Patrick Sébastien), lui ont valu des critiques, tout comme les économies et réductions d'effectifs qu'elle a mis en oeuvre.

La déclaration de candidature de Delphine Ernotte intervient à la veille d'une audition devant la commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale. Elle est pour l'instant seule en lice, et le CSA n'a pas encore annoncé le calendrier et la procédure de nomination qu'il appliquera (celle qui avait conduit à la choisir en 2015, succédant à Rémy Pflimlin, avait très critiquée).

Par ailleurs, cette annonce ne devrait pas manquer d'alimenter les spéculations sur le futur dirigeant ou dirigeante de France Médias, alors que ce nouvel organisme doit voir le jour dans un an selon le calendrier annoncé par le ministère de la Culture.

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