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Après Luis Parra, Juan Guaido revendique lui aussi la présidence du Parlement vénézuélien

Juan Guaido, lors d'une conférence de presse, le 6 janvier 2020 à Caracas.
Juan Guaido, lors d'une conférence de presse, le 6 janvier 2020 à Caracas. Manaure Quintero, Reuters

Tant l'opposant Juan Guaido que son rival, l'élu d'opposition Luis Parra, revendiquent la présidence du Parlement vénézuélien. Ils ont tous deux convoqué une séance dans l'hémicycle mardi, assurant chacun de son côté être investi des pouvoirs pour la présider. 

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Une bataille pour le perchoir est en cours au Venezuela. Le président sortant de l'Assemblée nationale, l'opposant Juan Guaido, a convoqué mardi 7 janvier ses députés. Il revendique la présidence du Parlement, mais il n'est pas le seul. L'élu d'opposition Luis Parra s'est lui-même proclamé président dimanche avec le soutien de Nicolas Maduro et il a également convoqué une séance qu'il compte présider mardi.

Il n'envisage pas de laisser sa place à Juan Guaido. Ce dernier, a dit Luis Parra, "a toujours la possibilité de venir ici comme n'importe quel autre des 167 députés que compte la Chambre, de prendre son siège et de dire ce qu'il pense être réellement pertinent".

Dans son entreprise, Luis Parra a bénéficié du soutien de la fraction chaviste et a été adoubé par Nicolas Maduro, ce qui a poussé Juan Guaido à le qualifier de "complice de la dictature". Dimanche, la police et l'armée ont physiquement empêché Juan Guaido de rallier le Parlement où il comptait être réélu comme président.

Alors que l'opposant tentait d'escalader les grilles du bâtiment et était repoussé par un soldat, Luis Parra se proclamait nouveau président de l'Assemblée nationale, à la faveur d'un vote à main levée. Il affirme que 81 députés, sur 150 présents, ont voté pour lui.
 

Un "coup d'Etat parlementaire"

Luis Parra a été récemment exclu du parti d'opposition Primero Justicia après qu'un site internet l'a accusé d'avoir reçu des pots-de-vin. Malgré son exclusion, il affirme être toujours dans l'opposition.

Juan Guaido et ses alliés ont dénoncé un "coup d'État parlementaire" et ont organisé une séance parallèle au siège du journal d'opposition El Nacional. Cent députés d'opposition lui ont apporté leur suffrage et Juan Guaido a été réélu.

Les États-Unis, mais aussi l'Union européenne, le Brésil, la Colombie ou encore le Groupe de Lima, une douzaine de pays d'Amérique latine et le Canada, l'ont félicité pour sa réélection.

Le vice-président américain Mike Pence a rapporté sur Twitter avoir dit à Juan Guaido qu'il serait "à ses côtés et avec le peuple du Venezuela jusqu'à ce que votre liberté soit rétablie", lors d'une conversation téléphonique.


Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a fait part de sa "préoccupation" quant à l'autoproclamation de Luis Parra. Un acte que l'Organisation des États américains (OEA) a considéré comme "nul et dénué de toute valeur juridique".

Près de soixante pays reconnaissent Juan Guaido comme président par intérim du Venezuela depuis qu'il a revendiqué la fonction le 23 janvier 2019 en invoquant la Constitution. Pour lui, Nicolas Maduro est un "usurpateur" qui s'est maintenu au pouvoir pour un deuxième mandat à la faveur d'une présidentielle "frauduleuse" en 2018, et il a mené le Venezuela "à la ruine".

 

Avec AFP
 

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