La Bourse de Paris relativise les tensions géopolitiques (+0,34%)

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Paris (AFP)

La Bourse de Paris restait bien orientée (+0,34%) mardi à la mi-journée, continuant à relativiser les tensions toujours prégnantes au Moyen-Orient après l'assassinat d'un général iranien par les États-Unis.

A 13H30 (12H30 GMT), l'indice CAC 40 prenait 20,17 points à 6.033,76 points. La veille, il avait fini en recul de 0,51%.

La cote parisienne est dans le vert depuis l'ouverture.

Wall Street s'apprêtait de son côté à ouvrir à l'équilibre ou en hausse. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average grappillait 0,06%, celui sur l'indice élargi S&P 500 0,05% et celui sur le Nasdaq, à forte coloration technologique, prenait 0,29%.

"L'indice CAC 40 est revenu facilement au-dessus des 6.000 points" et "fait preuve d'une certaine résilience face au risque géopolitique actuel, preuve que le marché parisien demeure encore dans une tendance haussière de fond", a noté Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance.

"Mettant de côté le bruit et la fureur des événements des derniers jours, et en l'absence de violence supplémentaire ou d'escalade, la réalité ne semble pas avoir beaucoup changé. Nous savons déjà que l'Iran et les États-Unis ne s'aiment pas beaucoup et cela ne va pas s'arranger de sitôt", a également relevé Michael Hewson, analyste à CMC Markets.

Les indices boursiers ont accusé le coup vendredi après l'annonce de l'assassinat du puissant général iranien Soleimani et les prix du pétrole ont bondi. Dans la foulée, le Parlement irakien a adopté une résolution réclamant la fin de la présence de troupes américaines dans le pays, un vote qui a conduit les États-Unis à brandir la menace de sanctions contre Bagdad.

- Atos recherché -

Le président américain Donald Trump a par ailleurs menacé dimanche de frapper 52 sites ciblés en Iran si la République islamique attaquait du personnel ou des sites américains en guise de représailles à la mort du général Soleimani, tandis que Téhéran brandissait la menace d'une nouvelle réduction de ses engagements contenus dans l'accord international sur son programme nucléaire.

Du côté des indicateurs, l'inflation s'est accélérée en décembre à 1,3% en zone euro.

Aux États-Unis, la balance commerciale et les commandes industrielles pour novembre sont aussi à l'agenda, ainsi que l'activité dans les services (ISM) en décembre.

Au Royaume-Uni, la journée sera par ailleurs marquée par la reprise des débats sur l'accord de Brexit au Parlement.

Sur le terrain des valeurs, la quasi-totalité du CAC 40 évoluait dans le vert, avec en tête de l'indice Atos (+3,18% à 76,52 euros), qui bénéficiait de l'annonce d'un contrat de quatre ans avec l'Université du Luxembourg pour la fourniture d'un supercalculateur.

STMicroelectronics profitait également (+2,58% à 24,65 euros) de retombées positives de sa présentation au salon annuel des technologies de grande consommation CES à Las Vegas.

Plastic Omnium était pour sa part porté (+2,96% à 25,39 euros) par la confirmation des ses prévisions pour 2019, dans un marché mondial toujours morose.

Trigano, à l'inverse, était pénalisé (-3,92% à 90,60 euros) par l'annonce du recul de son chiffre d'affaires de 3,1% au premier trimestre (de septembre à novembre) de son exercice décalé 2019-2020.

Dassault Aviation souffrait (-2,90% à 1.139 euros) de l'annonce de livraisons de Falcon inférieures à ses prévisions.