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Psychotropes: la France interdit l'achat et la détention de kratom

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Paris (AFP)

Il est désormais interdit en France d'acheter ou de posséder du kratom, une plante psychotrope originaire d'Asie du Sud-Est, "compte tenu des risques graves pour la santé" liés à sa consommation, a annoncé l'Agence du médicament (ANSM).

Cette plante ainsi que ses composés "ont été inscrits sur la liste des substances psychotropes" par un arrêté publié le 1er janvier. "En conséquence, leur détention et leur achat sont maintenant interdits", souligne l'Agence nationale de la sécurité des médicaments.

Consommées en infusion ou en poudre, les feuilles de cet arbre font l'objet d'une consommation croissante aux Etats-Unis et au Canada, où ses promoteurs assurent qu'elles constituent un bon substitut aux opiacés et un remède à l'anxiété.

Selon l'association américaine du kratom, qui représente les utilisateurs, environ cinq millions d'Américains consomment des extraits de ces feuilles.

Si le phénomène est plus marginal en France, une enquête d'addictovigilance sur la période 2007-2018 a rapporté "une augmentation du nombre d'intoxications ces dernières années (14 cas depuis 2016)" et "un décès" dans un contexte "de polyconsommation de drogues et médicaments", souligne l'Agence nationale de la sécurité des médicaments.

L'enquête a mis en évidence que la consommation de kratom peut être "à l'origine de dépendance, de syndrome de sevrage, d'anorexie, de perte de poids, d'une décompensation psychotique et d'une hépatite toxique", détaille le gendarme des médicaments.

Les effets psychoactifs de cette plante, dont le nom scientifique est Mitragyna speciosa, "sont dus aux nombreux alcaloïdes qu'elle contient, notamment la mitragynine et la 7-hydroxymitragynine, actifs sur les récepteurs opioïdes (récepteurs de la morphine)" présents dans l'organisme, explique l'ANSM.

Aux Etats-Unis, où le kratom est légal dans 43 Etats, les autorités sanitaires recensaient en avril près de 100 décès liés à sa consommation entre juillet 2016 et décembre 2017. L'agence sanitaire FDA a publié une alerte concernant son importation dès 2012, ce qui signifie que des livraisons arrivant aux Etats-Unis peuvent être confisquées, et publié un avertissement sanitaire en 2017.

La plupart des clients s'approvisionnent via des sites internet, des réseaux sociaux comme Facebook et Instagram ou sur la place de marché chinoise Alibaba.

L'office des Nations unies contre la drogue et le crime a détecté la substance dans 31 pays.

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