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A Paris, Bournazel propose une alliance à Griveaux et Villani, l'un accepte, l'autre décline

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Paris (AFP)

L'élu de centre-droit Pierre-Yves Bournazel a proposé mercredi dans un courrier aux députés LREM Benjamin Griveaux et Cédric Villani une alliance à trois pour les municipales à Paris, le premier a accepté, le second a décliné.

"Voyons-nous dans les prochains jours", "rencontrons-nous pour construire le rassemblement dont Paris a besoin", a écrit l'élu du XVIIIe arrondissement, également député Agir.

Dans sa lettre, l'élu parisien a relevé un "paradoxe parisien", avec "une maire (Anne Hidalgo, PS) impopulaire, des habitants majoritairement mécontents" mais dont "la perspective de sa réélection (est) solidement ancrée dans les esprits". Selon Pierre-Yves Bournazel, "l'atomisation du paysage politique face à la maire actuelle fait mécaniquement son jeu".

"Merci pour ta proposition de dialogue avec Cédric Villani et moi que j'accepte avec plaisir", a tweeté en réponse Benjamin Griveaux.

Moins enthousiaste, Cédric Villani a estimé, dans un communiqué transmis à l'AFP, que "ce n'est pas le moment de rejouer des débats passés mais d'exposer nos projets aux Parisiennes et aux Parisiens, seuls juges de paix qui vaillent en démocratie".

"L'enjeu de cette élection qui vient n'est pas de remplacer une équipe par une autre. Mais de faire différemment", a ajouté le mathématicien, qui a taclé, sans le nommer, M. Griveaux "qui, sur les plateaux, fait de la surenchère en matière de sécurité, tout en refusant à l'Assemblée de voter un amendement qui aurait permis la création de la police municipale".

En outre, à "la densification (que) Anne Hidalgo et Benjamin Griveaux souhaitent développer", lui entend "apaiser et transformer notre capitale". Et pour ce faire, il estime que "l'écologie est la clé de voûte".

En dépit du risque d'éparpillement des voix, Cédric Villani, battu par Benjamin Griveaux pour l'investiture LREM, a maintenu sa candidature et promis d'aller jusqu'au bout.

Une décision confortée par l'appel récent du candidat écologiste David Belliard à construire, avec lui, une "coalition pour le climat" et le ralliement dimanche de l'ancien candidat à l'investiture en marche et vice-président de l'Assemblée nationale, Hugues Renson.

"Je ne sous-estime ni les tensions personnelles ni même les agacements que peut faire surgir l'intensité d'une campagne", a relevé M. Bournazel, dans une allusion aux propos injurieux de M. Griveaux à l'égard de ses concurrents.

"Est-ce qu'on est capable de dépasser nos propres ambitions et nos égos ?", s'est interrogé auprès de l'AFP M. Bournazel. Mais "qui pour incarner tout cela ? Benjamin, Cédric ou moi-même ? Là-encore, telle n'est pas la question prioritaire", a tranché l'élu dans sa lettre.

Selon un sondage commandé par l'équipe de M. Villani auprès de l'Ifop et révélé par la presse, M. Bournazel obtiendrait 4% des intentions de vote, loin derrière Anne Hidalgo (22,5%), Benjamin Griveaux et Rachida Dati (tous deux à 17%), Cédric Villani (14%) et David Belliard (12,5%).

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