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Donald Trump joue la carte de l'apaisement avec l'Iran

Donald Trump, lors d'une réunion à la Maison Blanche avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à la Maison Blanche, le 7 janvier 2020.
Donald Trump, lors d'une réunion à la Maison Blanche avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à la Maison Blanche, le 7 janvier 2020. © Jonathan Ernst, REUTERS

L'Iran "semble reculer" et le président des États-Unis s'en félicite. Si Donald Trump a annoncé des nouvelles sanctions contre Téhéran, il n'a pas évoqué de réponse militaire, et s'est même dit prêt à la paix, éloignant pour l'heure le spectre d'une escalade au Moyen-Orient.

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"L'Iran semble reculer, ce qui est une bonne chose pour toutes les parties concernées et une très bonne chose pour le monde", s'est félicité Donald Trump. Mercredi 8 janvier, lors d'une allocution d'une dizaine de minutes au ton plutôt mesuré, le président américain a fait le point sur la récente escalade entre Washington et Téhéran. L'occasion pour lui d'annoncer que les tirs de missiles iraniens de la nuit visant des bases américaines en Irak, en représailles à l'élimination du général Qassem Soleimani, n'avaient pas fait de victime.

Le président américain, qui a annoncé des nouvelles sanctions "immédiates" contre la République islamique, a également lancé des appels en direction de ses alliés. Il a notamment exigé que les Européens quittent l'accord sur le nucléaire de 2015 et a demandé à l'Otan de s'impliquer "beaucoup plus" au Moyen-Orient. 

Le tempétueux locataire de la Maison Blanche n'a pas présenté d'initiative diplomatique mais a conclu par un message à l'adresse du peuple iranien et de ses dirigeants : "Les États-Unis sont prêts à la paix avec tous ceux qui la veulent".

L'assurance était également de mise dans le discours du Pentagone. "Avec les frappes que nous avons menées contre les Brigades du Hezbollah fin décembre et ensuite notre opération contre Soleimani, je pense que nous avons rétabli un certain niveau de dissuasion avec eux", a déclaré mercredi le secrétaire américain à la Défense, Mark Esper, à la presse. "Mais nous verrons. L'avenir le dira."

Prêts à entamer des négociations avec l'Iran

Dans une lettre transmise au Conseil de sécurité, l'ambassadrice américaine auprès de l'ONU, Kelly Craft, a déclaré que le meurtre du général iranien Qassem Soleimani était un acte de légitime défense, justifié par l'Article 51 de la charte des Nations unies - il prévoit que les pays sont contraints de faire part "immédiatement" aux 15 membres du Conseil de sécurité de toute mesure prise dans l'exercice de leur droit à la légitime défense. Elle ajoute que les États-Unis se tiennent prêts à "engager sans conditions préalables des négociations avec l'Iran dans le but d'éviter de nouvelles menaces à la paix et à la sécurité internationales ou une escalade avec le régime iranien".

L'Iran a aussi transmis une lettre au Conseil de sécurité en se référant à l'Article 51 pour justifier ses actions. Téhéran ne "cherche ni l'escalade ni la guerre" après avoir 
exercé son droit à la légitime défense avec une "réponse militaire mesurée et proportionnée" contre une base aérienne américaine en Irak, écrit l'ambassadeur iranien auprès des Nations unies, Majid Takht Ravanchi.

De son côté, l'ayatollah Ali Khamenei a salué une "gifle à la face" des États-Unis, prévenant que ce n'était "pas suffisant". Il faut, a-t-il dit, que "la présence corrompue des États-Unis dans la région prenne fin", alors que l'axe pro-Iran profite depuis vendredi d'un regain de sentiment anti-américain en Iran, mais aussi en Irak et au Liban.

Avec AFP et Reuters

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