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ÉDITION SPÉCIALE

Carlos Ghosn : "Je vais blanchir mon nom, faire en sorte que la vérité éclate"

Carlos Ghosn lors de sa première conférence de presse après avoir quitté le Japon, le 8 janvier 2020 à Beyrouth.
Carlos Ghosn lors de sa première conférence de presse après avoir quitté le Japon, le 8 janvier 2020 à Beyrouth. © Mohamed Azakir, Reuters

Après avoir fui le Japon pour le Liban, Carlos Ghosn s'est exprimé pour la première fois devant la presse, ce mercredi à Beyrouth. Accusé de malversations financières au Japon, il dit être victime d'un "complot" ourdi par Nissan pour le faire tomber et affiche sa volonté de faire valoir ses droits.

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Carlos Ghosn est apparu pour la première fois en public depuis sa fuite au Liban. L'ex-PDG de Renault-Nissan a pris la parole à Beyrouth, au siège du Syndicat de la presse libanaise, pendant plus de 2 h 30, devant 150 journalistes internationaux. Il s'est exprimé d'abord une quarantaine de minutes en anglais, avant de répondre en plusieurs langues aux questions qui lui étaient posées. 

• Il dit avoir été "arraché brutalement" à sa famille, à ses amis, à Renault et au monde, subissant une "campagne orchestrée" contre lui et une "arrestation montée de toutes pièces". "J'étais otage" au Japon, a-t-il ajouté, arguant de son "innocence", alors que défilaient derrière lui des documents pour soutenir ses propos.

• Au sujet de son arrestation, Carlos Ghosn dénonce une "collusion" entre Nissan et le procureur japonais. Il parle d'un "complot" et cite les noms notamment de Hiroto Saikawa, Hari Nada, Toshiaki Onuma.

• Il a précisé ne pas être "là pour raconter comment (il) a fui le Japon". Mais a affirmé ne pas avoir eu d'autre choix que la fuite, dans la mesure où il faisait face à un système judiciaire "biaisé". Ses avocats l'ont prévenu qu'il risquait d'attendre cinq ans avant un verdict. "Je n'ai pas fui la justice, j'ai échappé à l'injustice et à la persécution", a-t-il martelé. 

• Il se dit prêt à se battre et à se défendre "pour laver son honneur". Il assure aussi qu'il fera valoir ses droits auprès de Renault et de Nissan. 

• Selon Carlos Ghosn, Nissan et Renault ont perdu des dizaines de millions de dollars par jour depuis son arrestation en novembre 2018 et l'Alliance est notamment passée à côté d'une alliance avec Fiat-Chrysler. L'affaire coïnciderait avec le début du déclin des performances de Nissan début 2017.

• Carlos Ghosn est convoqué jeudi par le procureur général du Liban. Il devra s'expliquer sur deux choses : la notice rouge d'Interpol et une plainte déposée par un groupe d'avocats concernant un déplacement qu'il a effectué en Israël lorsqu'il était PDG de Renault. 

 


 

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