Accéder au contenu principal

La Bourse de Paris garde son sang-froid (+0,12%) à mi-séance

Publicité

Paris (AFP)

La Bourse de Paris faisait preuve de sang-froid mercredi à mi-séance, repassant au dessus des 6.000 points, en dépit d'un regain d'inquiétudes géopolitiques suscité par des tirs de représailles iraniennes contre deux bases militaires américaines en Irak.

A 13H36 (12H36 GMT), l'indice CAC 40 gagnait 7,5 points à 6.018 points. La veille, il avait terminé stable (-0,02%).

La cote parisienne a eu un petit coup de chaud à l'ouverture puis a réduit ses pertes jusqu'à amorcer une incursion en territoire légèrement positif.

Wall Street s'apprêtait de son côté à ouvrir proche de l'équilibre. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average reculait de 0,06%, celui sur l'indice élargi S&P 500 avançait de 0,17% et celui sur le Nasdaq, à forte coloration technologique, gagnait 0,16%.

L'Iran a tiré mercredi 22 missiles contre deux bases abritant des soldats américains en Irak. Cette attaque a eu lieu en réponse au raid aérien américain de vendredi qui a entraîné la mort du général iranien Soleimani à Bagdad.

Aucune information n'a pour l'heure été donnée sur les dégâts occasionnés par l'attaque.

Ce climat de stress et d'incertitude a fait flamber temporairement les cours du pétrole mercredi matin, faisant craindre pour l'approvisionnement.

"Le marché garde son sang-froid. L'hypothèse d'une escalade guerrière n'est pas à ce stade à retenir en scénario central", estime Hervé Goulletquer, directeur adjoint de la recherche à La Banque Postale Asset Management (LBPAM).

Pour l'heure, le ton entre les protagonistes n'apparaît "pas spécialement guerrier", écrit-il dans une note.

Le président américain Donald Trump a indiqué qu'il ferait une déclaration mercredi et laissé entendre que le bilan n'était pas très lourd. De son côté, le chef de la diplomatie iranienne a assuré ne pas chercher l'escalade ou la guerre.

La tonalité des prochains commentaires de Donald Trump déteindra vraisemblablement sur les marchés dans l'après-midi.

"Les investisseurs sont clairement inquiets par rapport à la situation géopolitique dans la région, mais s'ils étaient vraiment apeurés par un conflit généralisé, les marchés seraient beaucoup plus bas", souligne David Madden, analyste pour CMC Markets.

"La balle est maintenant dans le camp de M. Trump et les acteurs de marché vont s'accrocher à son tweet", souligne-t-il.

Cette montée des tensions au Moyen-Orient fera partie des sujets qui seront abordés lors de la rencontre entre la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen avec le Premier ministre britannique Boris Johnson mercredi à Bruxelles, à trois semaines de la date prévue du Brexit.

"Il n'est dans l'intérêt de personne d'aggraver encore la spirale de la violence", a mis en garde le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

A la suite des tirs de missiles iraniens, l'administration fédérale américaine de l'aviation, la FAA, a annoncé qu'elle suspendait les vols des compagnies enregistrées aux Etats-Unis au-dessus de l'Irak, de l'Iran et du Golfe.

Par mesure de précaution, de nombreuses compagnies aériennes dont Air France et Lufthansa ont annoncé suspendre leur survol des espaces aériens iranien et irakien.

Par ailleurs, un Boeing 737 ukrainien, qui avait passé son dernier contrôle technique il y a deux jours, s'est écrasé mercredi matin près de Téhéran, faisant 176 morts. Les boites noires ont été retrouvées mais l'autorité iranienne de l'aviation civile a refusé de les remettre aux Etats-Unis.

Dans le secteur aéronautique, Airbus, concurrent de Boeing, gagnait 1,06% à 133,4 euros.

Dans le domaine para-pétrolier, CGG grimpait de 5,53% à 3,11 euros, salué pour la nette progression de son chiffre d'affaires 2019 (+14%).

Renault avançait de 0,85% à 43,17 euros alors que l'ancien PDG de Renault-Nissan Carlos Ghosn donne à Beyrouth une conférence de presse très attendue depuis sa fuite du Japon.

Sur le SBF 120, Alstom progressait de 1,81% à 43,27 euros, porté par l'obtention d'un contrat d'environ 755 millions d'euros sur sept ans.

Elior (+2,08% à 12,76 euros) ainsi que Sodexo (+1,10% à 105,8 euros) étaient galvanisés par une hausse de recommandation sur leur titre par JPMorgan.

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.