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Les avocats de Carlos Ghosn considèrent l'enquête de Nissan comme une "déformation de la vérité"

Carlos Ghosn a quitté le centre pénitentiaire de Tokyo au Japon, le 25 avril 2019.
Carlos Ghosn a quitté le centre pénitentiaire de Tokyo au Japon, le 25 avril 2019. Issei Kato, Reuters (Archives)

L'enquête interne menée par le constructeur japonais Nissan est une "grossière déformation de la vérité", affirment mardi les avocats de Carlos Ghosn, en fuite au Liban. Ils estiment qu'elle visait à "écarter" l'ex-magnat de l'automobile.

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À la veille d'une conférence de presse très attendue de Carlos Ghosn, ses avocats ont pris les devants pour contester les déclarations de Nissan. Ils ont rejeté, mardi 7 janvier, la conduite et les conclusions de l'enquête interne menée par le groupe japonais contre leur client.

Le constructeur automobile a déclaré mardi, dans un communiqué, que son enquête interne "solide et minutieuse" avait permis de découvrir un nombre important de fautes graves commises par Carlos Ghosn à la tête de Nissan.

Une affirmation que les avocats de l'ex-magnat de l'automobile écartent, estimant que cette investigation est une "grossière déformation de la vérité", dans un communiqué diffusé par l'agence de communication Image7. "Les faits démontrent que cette enquête n'a jamais eu pour but de découvrir la vérité ; elle a été lancée et entreprise dans le but spécifique et prédéterminé d'écarter Carlos Ghosn", estiment-ils, ajoutant que Nissan n'a jamais pris la peine d'interroger leur client.

Selon eux, cette enquête visait d'abord à empêcher Carlos Ghosn d'intégrer davantage Renault et Nissan, qui menaçait l'indépendance de Nissan.

Une conférence de presse attendue mercredi

Dans son communiqué, le constructeur japonais assure qu'existent "des preuves irréfutables de divers actes répréhensibles" de la part de Carlos Ghosn, notamment "des déclarations inexactes sur sa rémunération et un détournement d'actifs de la société à son profit personnel". Il ajoute qu'il continuera à prendre les mesures légales appropriées pour que son ancien patron soit redevable du tort qu'il a causé à Nissan.

Carlos Ghosn, qui a fui au Liban la semaine dernière, a prévu de s'exprimer mercredi devant la presse. Il devrait saisir cette opportunité pour préciser les griefs qu'il a déjà exprimés à l'encontre de Nissan depuis son arrestation en novembre 2018. "Il va s'expliquer, faire éclater la vérité. Pas une seconde, je n'ai douté de mon mari, victime d'un complot industriel et de la guerre entre Renault et Nissan", défend son épouse Carole Ghosn, interrogée par Le Parisien.

Avec Reuters et AFP

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