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Wall Street progresse un peu à l'ouverture, attentive à l'escalade irano-américaine

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New York (AFP)

Wall Street évoluait en légère hausse peu après l'ouverture mercredi, observant de près le regain de tensions au Moyen-Orient avec des frappes iraniennes contre deux bases militaires américaines en Irak dans la nuit de mardi à mercredi.

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, grappillait 0,04% vers 14H50 GMT, à 28.595,65 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, prenait 0,25%, à 9.091,55 points, et l'indice élargi S&P 500 gagnait 0,22%, à 3.244,38 points.

L'Iran a tiré mercredi des missiles sur des bases abritant des soldats américains en Irak en représailles à l'assassinat par Washington du général Qassem Soleimani.

Cette attaque a fait brusquement chuter, mardi en fin de soirée à New York, le contrat à terme sur l'indice Dow Jones Industrial Average, qui donne une indication sur son évolution, tandis que les prix pétroliers ont fortement monté.

Mais le contrat à terme sur le Dow Jones a vite effacé ses pertes et les principaux indices de la place new-yorkaise évoluaient dans le vert en début de séance après une ouverture en légère baisse.

Pour Patrick O'Hare de Briefing, cette réaction mesurée des marchés s'explique par le fait "qu'aucune victime n'a été annoncée dans les attaques de missiles, que le ministre des Affaires étrangères iranien a donné l'impression que c'était la fin des représailles à l'assassinat de Qassem Soleimani et qu'il n'y a pas eu de contre-attaque américaine."

"De plus, aucune infrastructure pétrolière n'a été atteinte et l'Iran n'a pas alimenté l'idée d'un conflit plus large dans la région", ajoute M. O'Hare.

Donald Trump doit s'exprimer sur la situation en fin de matinée depuis la Maison Blanche. Peu après l'annonce de l'attaque iranienne, le président américain s'est voulu rassurant sur Twitter, indiquant que "l'évaluation des dégâts et des victimes est en cours. Jusqu'ici, tout va bien!"

"Il est difficile de calibrer la réponse appropriée des marchés à toute crise géopolitique", estime pour sa part Art Hogan de National.

"Il faudra plus d'informations avant de comprendre pleinement la magnitude de cette nouvelle escalade et l'incertitude au Moyen-Orient", poursuit l'expert.

La Bourse new-yorkaise était par ailleurs portée par le fort rebond des créations d'emplois privés en décembre, qui se sont établies à 202.000 (contre 124.000 en novembre), bien au-delà des prévisions des analystes, qui tablaient sur 155.000, selon l'enquête mensuelle de la firme de services aux entreprises ADP.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine était quasi-stable à 1,818%.

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