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XV de France: l'heure des premiers choix pour Galthié

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Paris (AFP)

Choisir un capitaine et mettre une flopée de néophytes à l'essai: le nouveau sélectionneur Fabien Galthié entre dans le vif du sujet avec l'annonce de son groupe de 42 joueurs pour le Tournoi des six nations mercredi (13h00) à Marcoussis.

. Nouveaux moyens, nouveaux visages

Ils seront donc 42 joueurs du Top 14 convoqués le 19 janvier au Centre national de rugby pour un départ imminent à Nice, où s'effectuera la préparation du match contre l'Angleterre, le 2 février au Stade de France. Galthié a obtenu in extremis la mise à disposition de 11 joueurs de plus que les 31 habituellement convoqués, afin de mieux faire face aux blessures et améliorer les entraînements.

Un tiers d'effectif en plus: l'effet de nouveauté propre à chaque début de mandat de sélectionneur va forcément être amplifié avec de nombreux joueurs inconnus du grand public. Et forcément quelques surprises, parmi lesquelles pourrait figurer l'arrière de Montpellier Anthony Bouthier, qui jouait jusqu'à la saison dernière en D2 à Vannes...

. Des départs anticipés?

Avec une moyenne d'âge de 26 ans, l'ex-sélectionneur Jacques Brunel avait déjà nettement rajeuni le groupe emmené au Japon sans Mathieu Bastareaud. Les retraites de Guilhem Guirado, Louis Picamoles, Wesley Fofana - le cas de Sébastien Vahaamahina semble moins définitif, Galthié ayant ouvert la porte à un éventuel retour - laissent encore plus de place, et celle des derniers trentenaires candidats à la sélection est menacée.

Si les ailiers ou arrières Maxime Médard (33 ans) et Yoann Huget (32) ont apporté satisfaction à la Coupe du monde, Galthié devrait les sacrifier pour mieux construire en vue de la prochaine édition, organisée en France en 2023. Le pilier droit Rabah Slimani, 30 ans, pourrait aussi payer son défaut de mobilité, une exigence majeure du nouveau sélectionneur, vis-à-vis de la jeune garde: Demba Bamba, Jean-Baptiste Gros...

Place aux jeunes donc, mais pas de rupture pour autant puisque Galthié, venu renforcer le staff de Brunel pour le Mondial, a déjà eu son mot à dire sur les compositions d'équipe depuis l'été. Et si les deux semaines de préparation compteront pour désigner les 23 qui affronteront les vice-champions du monde anglais au Stade de France, la majorité des acteurs présents lors du quart de finale de la Coupe du monde perdu face au pays de Galles (19-20) sont encore dans le coup. Que ce soit devant (Jefferson Poirot, Cyril Baille, Camille Chat, Bernard le Roux, Wenceslas Lauret, Charles Ollivon, Grégory Alldritt) ou derrière (Antoine Dupont, Baptiste Serin, Romain Ntamack, Gaël Fickou, Virimi Vakatawa, Damian Penaud...).

. Capitanat: Ollivon tient la corde

Le futur capitaine se situe forcément dans cette liste. Et plus que Fickou, en passe de devenir le plus expérimenté du groupe (51 sélections) à 25 ans seulement, ou le pilier gauche Jefferson Poirot, qui avait pris le relais de Guirado comme capitaine avant et pendant le Mondial, Charles Ollivon semble faire l'unanimité... alors qu'il ne compte que 11 sélections !

Le troisième ligne de Toulon compense largement son manque d'expérience internationale par une trajectoire qui force le respect. Victime de deux fractures de l'omoplate en 2017 et 2018, le Basque d'origine était donné perdu pour le rugby avant d'effectuer un retour fulgurant et d'être retenu in extremis pour le Mondial, disputé dans la peau d'un titulaire.

Un joueur complet, dur au mal, habile ballon en main et dont la force de caractère ne fait plus de doute: Ollivon possède des arguments de poids pour servir d'exemple à un groupe qui veut tourner la page des années noires et écrire enfin une belle histoire en Bleu. Comme Guirado pour les débuts du sélectionneur Guy Novès en 2016, il sera testé dans ce rôle le temps du Tournoi. Mais le test vaut pour tout le monde, sélectionneur compris.

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