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Au Niger, "63 terroristes" et 25 personnes tués dans l'attaque d'un camp de l'armée

Des agents de sécurité nigériens simulent un raid à Ouallam, le 18 avril 2018.
Des agents de sécurité nigériens simulent un raid à Ouallam, le 18 avril 2018. © Aaron Ross, Reuters

Un mois après l'attaque du camp d'Inates, le ministère nigérien de la Défense a annoncé que "63 terroristes" et 25 personnes avaient été tués jeudi lors de l'attaque du camp militaire de Chinégodar, près de la frontière malienne.

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Les combats avaient fait 71 morts. Un mois après l'attaque d'Inates, "63 terroristes" et 25 personnes ont été tués jeudi 9 janvier à Chinégodar (ouest, près de la frontière malienne), selon un communiqué du ministère nigérien de la Défense.

"Jeudi, aux environs de 13 h (12 h GMT), le poste militaire avancé de Chinégodar a repoussé une attaque menée par des éléments terroristes. Le bilan provisoire est le suivant : côté ami, 25 décédés et 6 blessés. Côté ennemi, 63 terroristes neutralisés (tués)", selon le texte lu à la télévision publique par le porte-parole du ministère de la Défense, le colonel Souleymane Gazobi.

Les assaillants sont "venus à bord de plusieurs véhicules et motos", selon le texte, qui assure que "la riposte avec l'appui aérien combiné de l'armée de l'air nigérienne et de nos partenaires a permis d'effectuer des frappes et mettre l'ennemi en déroute hors de nos frontières".

Par "partenaires", le Niger entend souvent des avions de chasse ou drones français positionnés à Niamey dans le cadre de l'opération antijihadiste Barkhane et les drones américains qui surveillent le Sahel en permanence.

"Les opérations de ratissage se poursuivent", conclut le communiqué.

Auparavant, une source sécuritaire avait souligné que l'attaque était l'œuvre "d'hommes lourdement armés venus sur des motos et dans des véhicules".

>> À voir aussi, L'Entretien de France 24 : "Mahamadou Issoufou : 'Il faut une coalition internationale contre les jihadistes au Sahel'"

 

Une zone frontalière du Mali

C'est la première attaque menée contre le camp de Chinégodar, un village nigérien situé à 10 km de la frontière malienne, dans la région de Tillabéri (ouest) souvent visée par des attaques jihadistes.

Chinégodar avait accueilli en 2012 les premiers réfugiés maliens après l'offensive des rebelles touareg et leurs combats avec l'armée dans le nord du Mali.

Un état d'urgence censé prévenir les incursions jihadistes récurrentes est déjà en vigueur. Les autorités de Tillabéri ont aussi décidé "d'interdire la circulation de motos, de nuit comme de jour" dans plusieurs localités, y compris dans la ville de Tillabéri, la capitale régionale.

C'est dans cette même région de Tillabéri, également frontalière du Burkina Faso, que 71 soldats nigériens avaient été tués le 10 décembre à Inates, dans une opération revendiquée par le groupe État islamique, la pire attaque au Niger depuis le regain des actions jihadistes en 2015.

Le 25 décembre, 14 militaires ont aussi été tués lors d'une attaque "terroriste" dans la commune de Sanam, également dans la région de Tillabéri.

Le président nigérien Mahamadou Issoufou avait annoncé le 22 décembre, lors de la visite du président français Emmanuel Macron, que les pays du Sahel et la France lanceraient "un appel à la solidarité internationale" durant un sommet à Pau (sud-ouest de la France) le 13 janvier, consacré à la lutte contre les groupes jihadistes.

Avec AFP


 

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