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La Bourse de Paris reste positive à mi-séance

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Paris (AFP)

La Bourse de Paris faisait preuve d'optimisme jeudi à la mi-journée (+0,28%), aidée par la désescalade au Moyen-Orient et un rebond de la production industrielle allemande en attendant la signature toute proche d'un accord commercial partiel entre Pékin et Washington.

A 13H34 (12H34 GMT), l'indice CAC 40 gagnait 17,06 points à 6.048,06 points dans un volume d'échanges de 1,1 milliard d'euros. La veille, il avait fini en légère hausse (+0,31%).

La cote parisienne est restée en territoire positif depuis l'ouverture.

Wall Street s'apprêtait de son côté à ouvrir en hausse. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average avançait de 0,38%, celui sur l'indice élargi S&P 500 de 0,36% et celui sur le Nasdaq, à forte coloration technologique, de 0,53%.

D'une part, "le plus fort des tensions entre les États-Unis et l'Iran paraissent, au moins pour le moment, mises derrière", commente Hervé Goulletquer directeur adjoint de la recherche à La Banque Postale Asset Management (LBPAM).

D'autre part, "les marchés ont entendu ce qu'ils avaient besoin d'entendre et sont prêts à reporter leur attention sur la signature de l'accord commercial de phase un entre les États-Unis et la Chine", observe pour sa part Jasper Lawler, analyste pour London Capital Group. "Les investisseurs espèrent que l'accord, supposé être signé la semaine prochaine, va ôter la plus grande source d'incertitude sur la conjoncture économique, et ouvrir la voie à la reprise des investissements cette année."

Le ministère chinois du Commerce a confirmé que le vice-Premier ministre Liu He se rendrait à Washington du 13 au 15 janvier pour signer cet accord préliminaire, conçu comme une trêve dans la guerre commerciale sino-américaine qui a affaibli la confiance des investisseurs et pèse sur la croissance économique.

La Banque Mondiale a révisé jeudi à la baisse ses prévisions de croissance pour 2019 (à 2,4%) et 2020 (à 2,5%). La croissance serait ainsi bien inférieure cette année à celle enregistrée en 2017 (+3,2%) avant le déclenchement de la guerre commerciale sino-américaine et à celle de 2018 quand elle était encore de 3%.

"Désormais, la suite dépendra de la capacité des indicateurs économiques à rebondir en profitant des soulagements de fin 2019", que ce soit l'apaisement dans les tensions commerciales sino-américaines ou l'avancée sur le Brexit, relève Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance.

- Sodexo blâmé -

A ce sujet, le gouverneur de la Banque d'Angleterre Mark Carney a déclaré jeudi entrevoir une "réduction" des incertitudes liées au Brexit depuis les élections de décembre, qui ont conféré une majorité écrasante au Premier ministre Boris Johnson, tout en prévenant qu'un rebond de l'économie "n'est pas assuré". Les députés britanniques doivent donner jeudi leur feu vert au Brexit prévu le 31 janvier.

La production industrielle allemande a rebondi en novembre (+1,1%) tandis qu'une baisse des exportations a plombé l'excédent commercial, brossant un tableau contrasté d'une première économie européenne toujours au ralenti.

Tout en bas du CAC 40, Sodexo perdait 5,17% à 101,70 points en raison notamment de la baisse de son activité en Amérique du Nord, zone comptant pour environ 45% de son chiffre d'affaires.

En revanche sur le SBF 120, Air France-KLM grimpait de 4,39% à 9,85 euros, porté par la hausse de son trafic passagers (+0,8%) en décembre par rapport au même mois de 2018.

DBV Technologies bondissait de 21,41% à 24,50 euros, soutenu par des résultats "positifs" d'une étude de long terme sur son produit phare contre l'allergie à l'arachide Viaskin Peanut.

LDC progressait de 1,40% à 108,50 euros grâce à la hausse de 6,8% à 1,1 milliard d'euros de ses ventes de volailles au troisième trimestre de son exercice 2019-2020.

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