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En Libye, le maréchal Haftar rejette le cessez-le-feu russo-turc et poursuit les opérations

Un tank et un véhicule de transports de troupes dans un camp qu'utilisaient les forces pro-Haftar à Gharian, le 28 juin 2019.
Un tank et un véhicule de transports de troupes dans un camp qu'utilisaient les forces pro-Haftar à Gharian, le 28 juin 2019. © Mahmud Turkia, AFP

Alors que le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'est libyen, a salué jeudi soir l'appel au cessez-le-feu lancé la veille par Ankara et Moscou, ses troupes ont annoncé la poursuite de leurs opérations militaires contre les forces loyales au Gouvernement d'union nationale (GNA), reconnu par l'ONU.

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Les troupes de l'homme fort de l'est libyen, le maréchal Khalifa Haftar, ont annoncé jeudi 9 janvier au soir qu'elles entendaient poursuivre leur offensive contre les forces du gouvernement d'union nationale (GNA), reconnu par l'ONU et au pouvoir à Tripoli. Elles semblent rejeter l'appel à un cessez-le-feu lancé la veille par les présidents russe et turc, alors que le maréchal Haftar a toutefois salué cet appel.

Dans un communiqué lu par son porte-parole Ahmad al-Mesmari, l'homme fort de l'est libyen a estimé que la stabilité ou la relance du processus politique en Libye ne pouvaient être réalisées avant "l'éradication des groupes terroristes", la dissolution et le désarmement des milices qui contrôlent selon lui la capitale libyenne.

Les présidents turc Recep Tayyip Erdogan et russe Vladimir Poutine ont appelé mercredi à l'instauration d'une trêve en Libye à partir du 12 janvier à minuit, lors d'une rencontre à Istanbul, exhortant également les belligérants à s'asseoir à la table des négociations pour parvenir à la paix.

Khalifa Haftar, soutenu notamment par l'Égypte et les Émirats arabes unis, mène depuis début avril une offensive pour s'emparer de la capitale libyenne, siège du GNA de Fayez al-Sarraj. Le GNA a de son côté salué mercredi soir l'appel à la trêve sans toutefois indiquer s'il allait s'y conformer.

"Des conditions doivent être remplies" avant tout cessez-le-feu, dit Haftar

Malgré leur appel commun à un cessez-le feu, les intérêts d'Ankara et de Moscou divergent en Libye. La Russie est accusée de soutenir le maréchal Haftar, en lui envoyant notamment des centaines de mercenaires. La Turquie, elle, a annoncé l'envoi de troupes en Libye en soutien au GNA.

Dans son communiqué, le maréchal Haftar a "salué" quand même "l'initiative du président Vladimir Poutine", tout en annonçant la poursuite des "efforts des forces armées dans sa guerre contre les groupes terroristes".

Un conseiller du maréchal Haftar, a précisé à l'AFP qu'il ne s'agissait pas d'un rejet de l'initiative, mais plutôt de "conditions qui doivent être remplies", avant tout cessez-le-feu.

Le communiqué estime que les "groupes terroristes" se sont emparés de la capitale et reçoivent le soutien de certains pays et gouvernements qui leur livrent des équipements militaires, des munitions […] et des drones".

"Ces pays envoient aussi de nombreux terroristes de partout dans le monde pour combattre les forces armées [pro-Haftar]", a-t-il ajouté, faisant vraisemblablement allusion à l'envoi de troupes turques pour soutenir les forces du GNA. Il accuse également Ankara d'envoyer des combattants syriens pro-turcs combattre en Libye.

Longtemps repoussées aux portes de Tripoli, les forces du maréchal Haftar ont effectué des gains ces dernières semaines à la faveur d'une intensification de leurs opérations et ont pris lundi 6 janvier le contrôle de la ville côtière de Syrte, à quelque 370 km au sud-est de la capitale.

Avec AFP et Reuters

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