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L'Express se voit en "The Economist" francophone

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Paris (AFP)

Après avoir racheté 51% de L'Express, Alain Weill a présenté vendredi une nouvelle formule qui ambitionne de faire de l'hebdomadaire le "The Economist" francophone: libéral, à la mise en page resserrée, et avec une avalanche de podcasts.

La nouvelle équipe du journal fondé en 1953 promet un journal "plus sérieux", publié le jeudi (et non plus le mercredi) à partir du 16 janvier, avec plus de contenus mais moins de photos, dans une pagination réduite d'un tiers, proche de celle du magazine britannique.

"Nous voulons sortir du plan-plan et du bavardage" a souligné le directeur de la rédaction Eric Chol, ancien responsable de Courrier International, soit "aborder la modernité avec vigilance et sans naïveté", avec "des valeurs d'ouverture et des valeurs libérales", et dans un refus de "tous les conservatismes".

Alain Weill voit aussi un "potentiel de développement certain dans le monde francophone", comptant sur son réseau de pigistes à l'étranger pour assurer une large couverture des sujets économiques et internationaux.

L'abonnement papier à L'Express passe à 9,90 euros par mois, le numérique au même prix, et le combo est vendu 11,90 euros. Le prix du magazine en kiosques reste à 4,90 euros. "Les gens sont prêts à payer pour du contenu de qualité", veut-il croire. "On est encore en retard en France, peut-être que les éditeurs n'ont pas donné le coup d'accélérateur nécessaire".

L'Express compte se faire connaître via une campagne de communication de plusieurs millions d'euros dans les prochains mois.

Le journal sera disponible dès le mercredi soir en numérique. L'ensemble des articles pourra aussi être écouté en podcast sur son application, soit 5 heures par semaines lues par des professionnels du doublage, comme chez le Washington Post ou Le Monde diplomatique.

Une offre pléthorique qui vise à "toucher un public plus jeune et plus large que les newsmagazines", selon le directeur général du journal Clément Delpirou.

Pour enrichir son offre numérique, le nouvel "Express" renonce aussi à ses pages traditionnelles d'indiscrétions politiques, au profit de groupes privés sur Whatsapp et Facebook Messenger, qui informent les abonnés tout au long de la semaine.

Les ventes avaient continué à baisser de 13,5% entre la mi-2018 et mi-2019: le titre accuse des pertes de 20 millions d'euros sur les deux dernières années. Alain Weill espère toutefois réitérer les succès qu'il a connus avec BFMTV ou RMC. Le journal vise 200.000 abonnés numériques et l'équilibre budgétaire pour les 70 ans du journal en 2023.

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