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L'Iran pourrait accéder à l'arme nucléaire d'ici un ou deux ans, selon Le Drian

Jean-Yves Le Drian lors d'une conférence de presse, le 17 septembre 2019, au Caire, en Égypte.
Jean-Yves Le Drian lors d'une conférence de presse, le 17 septembre 2019, au Caire, en Égypte. © Mohamed Abd El Ghany, Reuters

L'Iran pourrait accéder à l'arme nucléaire d'ici un ou deux ans s'il continue de "détricoter" l'accord sur son programme nucléaire conclu en 2015 à Vienne, a estimé vendredi le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian.

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Le ministre français des Affaires étrangères s'est exprimé, vendredi 10 janvier, sur le programme nucléaire iranien. Interrogé sur RTL, Jean-Yves Le Drian a affirmé que l'Iran pourrait accéder à l'arme nucléaire d'ici un ou deux ans s'il continue de "détricoter" l'accord de Vienne, a sujet de son programme nucléaire, conclu en 2015.

Aujourd'hui les Iraniens "ne sont pas en position de l'avoir mais s'ils poursuivent le détricotage de l'accord de Vienne, alors oui dans un délai assez proche, entre un et deux ans, ils pourraient accéder à l'arme nucléaire, ce qui n'est pas envisageable", a-t-il expliqué.

L'Iran est en crise ouverte avec les États-Unis depuis le choix du président américain Donald Trump, en mai 2018, de se retirer unilatéralement de l'accord de 2015 qui levait progressivement les sanctions contre la République islamique en échange d'une limitation de son programme nucléaire.

Téhéran a riposté en revenant depuis sur certains de ses engagements pris dans le cadre de cet accord signé par
l'Allemagne, la Chine, la France, la Grande-Bretagne, la Russie et les États-Unis.

La crise entre Washington et la République islamique s'est envenimée début janvier avec l'assassinat du général iranien Qassem Soleimani, tué par une frappe américaine à Bagdad, qui a été suivi d'une série de tirs de missiles iraniens en réprésailles qui n'ont fait aucune victime américaine.

Cette escalade verbale et militaire a conduit l'Union européenne à organiser en urgence une réunion au niveau des ministres des Affaires étrangères du bloc ce vendredi après-midi à Bruxelles.

"On a besoin de se coordonner entre nous pour maximaliser l’effort déployé pour éviter une escalade, que ce soit pour les Iraniens mais aussi pour les Américains", explique une source diplomatique française. "Ce qui inquiète le plus c’est une 'miscalculation'".

Avec Reuters

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