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À Bamako, des Maliens réclament le départ de la force française Barkhane

Un millier de personnes se sont rassemblées place de L'Indépendance à Bamako, le 10 janvier 2020, pour protester contre la présence des forces françaises au Mali.
Un millier de personnes se sont rassemblées place de L'Indépendance à Bamako, le 10 janvier 2020, pour protester contre la présence des forces françaises au Mali. © Annie Risemberg, AFP

Environ un millier de personnes ont manifesté, vendredi, à Bamako pour réclamer le départ des troupes françaises. Le sentiment anti-français se diffuse au Mali depuis plusieurs mois. Les États du G5 Sahel doivent se retrouver lundi à Pau pour réaffirmer leur position.

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"La France dehors, Barkhane dehors, les Forces armées maliennes peuvent sécuriser le Mali", "Le gouvernement français est un frein à notre développement" ou encore "À bas la France, Barkhane doit quitter", pouvait-on lire sur les pancartes brandies par les manifestants maliens sur la place de l’Indépendance, à Bamako, vendredi 10 janvier.

Au nombre de 900, selon la police, et de "plusieurs milliers", selon les organisateurs, les manifestants se sont rassemblés dans le centre de la capitale malienne, à l'appel d'organisations de la société civile et de partis politiques, pour réclamer le départ des troupes françaises.

>> À lire : Opération Barkhane : le retrait des troupes françaises au Sahel est-il envisageable ?

Malgré la présence de forces françaises (4 500 soldats de Barkhane), de l'ONU (Minusma au Mali, 13 000 hommes), de la Force conjointe du G5 Sahel et de forces américaines, les pays sahéliens subissent des attaques jihadistes de plus en plus fréquentes et meurtrières, depuis les premières violences dans le nord du Mali en 2012.

La France a convié les présidents des cinq États sahéliens – la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad – à un sommet le 13 janvier à Pau pour "redéfinir plus clairement les objectifs militaires, politiques et de développement" de la lutte commune contre les groupes jihadistes, selon le président Emmanuel Macron, qui estime ambiguë l'attitude des présidents burkinabè et malien au sujet de la présence des soldats français, critiquée par une partie de l'opinion publique de ces deux pays.

Avec AFP

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